Court résumé: Un jour d’hiver durant la seconde guerre mondiale, le jeune Vadim, petit Parisien de douze ans, inquiet et asthmatique, est conduit par le train vers un air plus pur. Il ignore tout des gens qui vont l’héberger, quelque part dans un repli des hautes montagnes…

Mon avis:

Je remercie les éditions Actes Sud pour cette lecture!

Depuis le magistral « Kinderzimmer », j’ai une grande admiration pour Valentine Goby et je lis tous ses livres. Elle a cette capacité à mettre en lumière l’être humain à travers les drames de sa vie, et c’est toujours bouleversant.

Le destin du jeune Vadim/Vincent entraîne le lecteur dans les Alpes. Par ses yeux vierges d’images, on contemple la profondeur des paysages et l’immensité des reliefs. Dans la montagne, on peut décider de faire un trail ou une randonnée. Avec « L’île haute », on est plutôt assis sur un rocher et on regarde au loin. Une chose est sûre et nous saute aux yeux de suite : La plume de Valentine Goby est toujours de très haut niveau. Par son style, elle rend parfaitement compte de l’atmosphère et transcende les lieux. Les mots, les phrases sont de toute beauté, chaque page est une leçon d’écriture. Les descriptions sont immersives et on en prend plein les sens.

En revanche, le récit initiatique m’a un peu moins convaincu. Même si le parallèle entre ville et campagne est assez bien mis en forme, l’histoire ne m’a pas embarqué. On suit la vie des habitants, leur quotidien en osmose avec la nature, mais je trouve que les évènements manquent de romanesque. Le rythme est très lent, l’action est statique et on a du mal à s’attacher aux personnages.

Valentine Goby fait partie des grandes écrivaines. En tant que lecteur intensif, j’en vois passé un certain nombre et je m’extasie devant son talent, qui est rare. Mais pour ce roman contemplatif sur l’enfance, je l’ai trouvé moins irrésistible. Malgré la parfaite représentation de la splendeur, de la grandeur, du silence, j’ai moins accroché sur ce texte plus centré sur la nature que sur l’humain. Il n’en reste pas moins que c’est toujours passionnant de lire de la grande littérature !

Actes Sud, 268 pages

Paru le 17 août 2022, 21.50€

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  1. jostein59 dit :

    J’avais lu que ce roman était différent, plus personnel. Si tu le sens moins romanesque, il pourrait justement me plaire davantage.

    Aimé par 1 personne

  2. alexmotmots dit :

    Pas certaine de le lire, il a l’air moins réussi que ses précédents.

    Aimé par 1 personne

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