Court résumé: La jeune fille a parlé de la Cité à son amoureux. Elle lui a dit qu’il ne pourrait s’y rendre que s’il voulait connaître son vrai moi. Et puis la jeune fille a disparu. Alors l’amoureux est parti à sa recherche dans la Cité. Comme tous les habitants, il a perdu son ombre. Il est devenu liseur de rêves dans une bibliothèque. Il n’a pas trouvé la jeune fille. Mais il n’a jamais cessé de la chercher…
Mon avis:
Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture!
Haruki Murakami est un des rares auteurs à être capable de me sortir de ma zone de confort cartésien. Comme son compatriote Hayao Miyazaki pour le cinéma, il arrive à faire fonctionner mon imaginaire pour m’emmener ailleurs. Chaque nouveau livre est donc une expérience hors norme qui me déroute à tous les coups.
Le récit alterne entre le quotidien réel de son héros et ses voyages fantasmagorique dans la sainte cité aux hauts murs. Dans ce monde, un liseur de rêves côtoie des êtres légendaires, des ombres bannies et des horloges sans aiguilles. C’est dire à quel point, ma raison avait des motifs d’inquiétude ! Certes, je sais que pour appréhender ce genre d’aventure, je dois faire preuve d’un plus grand lâcher-prise. J’y ai consenti, mais cette fois-ci, ma motivation n’a malheureusement pas été suffisante.
Contrairement à ses œuvres précédentes, je n’ai pas réussi à m’imprégner de la magie. Beaucoup d’éléments n’ont pas trouvé d’écho en moi et je n’ai pas vraiment cerné la double sens qui faisait le sel de ses autres histoires. Grâce à son talent de conteur, j’ai voyagé de bon cœur dans cet univers onirique, j’ai accepté de me laisser aller. Malgré ses efforts, l’envoûtement n’a pas été total.
Dans « La cité aux murs incertains », Haruki Marakami a poussé le curseur fantastique d’un cran supplémentaire. Il a laissé libre cours à sa créativité sans retenue. Je reconnais bien sûr une certaine poésie à ce texte et la puissante mélancolie qui s’en dégage. Ma lecture a été agréable, mon esprit s’est envolé vers d’autres lieux. Seulement, pour moi, ce conte reste trop abstrait et irrationnel. Il pâtit d’un manque d’ancrage avec la réalité qui l’a empêché de toucher mes émotions, comme l’avaient fait les autres livres de l’auteur. Une expédition un peu creuse dans l’imagination du maître japonais !
Belfond, 552 pages
Traduit par Hélène Morita
Paru le 2 janvier 2025, 25€



Merci à pour ta franchise, en espérant que ta prochaine lecture saura t’embarquer. Merci à toi pour la chronique 🙏 😘
J’aimeAimé par 1 personne
Merci!
J’aimeJ’aime
Oui, je suis d’accord avec vous. D’habitude je suis un inconditionnel de Murakami dont j’ai tout lu. Mais, là, j’ai failli abandonné, c’est dire ! Oui tous les ingrédients pour faire du Murakami sont là, mais ça n’est pas du Murakami, une sorte de pâle copie. Et ce sentiment pénible qu’il veut nous délivrer un message qui se révèle à la fin, soit trop obscur soit trop simpliste. Le livre de trop ?
Alors oublions ce livre, déconseillons-le (si j’avais commencé par celui-ci, je n’en aurais jamais lu d’autres) et retournons au vrai Murakami, à La course au mouton sauvage, Aux chroniques de l’oiseau à ressort, à La fin des temps…
J’aimeAimé par 1 personne
On est d’accord ! 😉
J’aimeAimé par 1 personne