(#620) Charline Malaval – Le chant du perroquet

Court résumé: Sao Paulo, 2016. Tiago, un jeune journaliste fait la connaissance de son voisin Fabiano. Celui-ci va lui conter son passé, dans un Brésil en plein changement…

Mon avis:

Je remercie les éditions Préludes pour cette lecture!

Comme je suis toujours à la recherche de nouveautés, il m’arrive parfois de tomber sur des pépites auxquelles je ne me m’attendais pas. « Le chant du perroquet » en est le parfait exemple. D’instinct, je n’aurais pas parié sur ce livre. Mais fort heureusement, il s’est retrouvé entre mes mains et j’en suis ravi !

Sous prétexte d’une enquête journalistique, le lecteur est transporté au Brésil des années 60. En alternant entre passé et présent, on se retrouve dans les pas de personnages qui ont participé à la construction de la capitale Brasilia. Derrière cette révolution architecturale, l’aventure met surtout en lumière les conséquences sur la population, de l’instauration de la dictature par les militaires. On assiste donc aux abus d’un pouvoir qui fait régner l’ordre par la violence.

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(#619) Chrystel Duchamp – Le sang des Belasko

Court résumé: Cinq frères et sœurs se réunissent dans la maison familiale « Casa Belasko » isolée au milieu des vignes, afin de régler les détails de l’héritage de leur père…

Mon avis:

Je remercie les éditions L’Archipel pour cette lecture!

La famille est souvent un terrain fertile pour les histoires machiavéliques. Les secrets, les non-dits, les jalousies et les trahisons sont assez répandus dans cette communauté où les membres sont obligés de cohabiter.

Dans cette catégorie, le clan Belasko est un spécimen particulièrement corsé. Alors qu’ils se réunissent pour leur héritage, les enfants se retrouvent enfermés dans la maison parentale. Dès le départ, on ressent les tensions qui règnent dans le groupe. Une lettre laissée par le père va mettre le feu aux poudres. Sous ses apparences de famille modèle, cette fratrie va vaciller sous le coup des révélations successives.  La mise en confrontation de caractères bien trempés aboutit généralement à des conflits. Dans le cas des Belasko, les conséquences sont désastreuses. Au fur et à mesure des révélations, la cocotte-minute se met à bouillir. Et lorsque la pression devient trop importante, les drames sont inévitables.

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(#618) Ariane Bois – L’amour au temps des éléphants

Court résumé: Arabella, Kid et Jeremy ne se connaissent pas et ont des vies différentes. Pourtant, ils assistent tous les trois à l’exécution publique d’une éléphante de cirque…

Mon avis:

Je remercie les éditions Belfond et le site Babelio pour cette lecture!

J’avais gardé un bon souvenir du dernier livre lu d’Ariane Bois sur le scandale d’État des « enfants de la Creuse ». L’association d’une histoire avec l’Histoire avait très bien fonctionné.

Cette fois-ci, nous voilà transportés en 1916 aux États-Unis. On suit trois personnages, aux statuts sociaux différents, dont les destinées vont se croiser pour ne plus se quitter. Ils ont en commun de ne pas entrer dans les cases. Leurs singularités les poussent en dehors de leurs sociétés respectives. Ils sont rejetés parce qu’ils n’agissent pas comme les autres et parce qu’ils cherchent à s’affirmer. A travers ces aventures, l’autrice nous dresse ainsi un panorama de la mentalité et les coutumes de ces années-là. Le trio amical agit comme un révélateur des maux de l’époque (racisme, place des femmes…).

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(#617) Katrine Engberg – L’enfant étoile

Court résumé: En plein centre-ville de Copenhague, une jeune étudiante est retrouvée dans son appartement sauvagement assassinée, le visage marqué par d’étranges entailles. L’inspecteur Jeppe Korner et son équipière Annette Werner, chargés de l’affaire, découvrent rapidement que le passé de la victime contient de lourds secrets…

Mon avis:

Je remercie les éditions Fleuve pour cette lecture!

Proclamer Katrine Endberg comme la nouvelle star du polar scandinave n’est pas vraiment une originalité. Depuis l’avènement de cette « catégorie » il y a quelques années et sa croissance exponentielle, pas une année ne passe, sans qu’un éditeur nous fasse la même annonce. Parfois à tort, parfois à raison, il fallait donc vérifier.

Direction Copenhague où on fait la connaissance des inspecteurs Annette Werner et Jeppe Korner. Ces deux personnages ont la particularité de travailler ensemble mais de ne pas être compatibles. Leurs vies, leurs caractères et même leurs raisonnements sont complètement différents. De cet antagonisme naît un duo plein de surprises, qui rythme les scènes de cette aventure.

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(#616) Marie Ndiaye – La vengeance m’appartient

Court résumé: Me Susane, avocate de 42 ans, vient de s’installer à Bordeaux. Elle reçoit la visite de Gilles Principaux, qu’elle croit avoir connu quand elle était jeune. Il vient demander ses services parce que sa femme a commis un crime terrible…

Mon avis:

Je remercie les éditions Gallimard pour cette lecture!

Marie Ndiaye nous enferme dans l’esprit de Maitre Susane. L’histoire est fixée sur elle et ses pensées. On assiste à l’ensemble des scènes de sa vie par le prisme de son cerveau.

Sur le plan professionnel et personnel, plusieurs évènements viennent chambouler le quotidien de cette avocate fraîchement installée. Dès lors, ses réflexions sur les autres et sur elle-même, ses interactions avec son entourage et ses souvenirs remontés à la surface vont être marqués du sceau de la méfiance. Elle remet en question tout ce qu’elle voit, tout ce qu’elle entend, tout ce qu’elle ressent et tout ce dont elle se souvient.

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(#615) Karine Giebel – Chambres noires

Court résumé: Recueil de nouvelles tout en noir…

Mon avis:

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture!

Karine Giebel nous présente 4 nouvelles inédites d’une cinquantaine de pages et quatre nouvelles plus brèves déjà présentes dans d’autres recueils. Je trouve que son style fonctionne beaucoup mieux sur des histoires un peu plus étoffées. Son talent s’exprime vraiment avec un minimum de mise en place qui lui permet de nous faire entrer dans l’ambiance et de mieux nous surprendre à la fin.

Dans ces diverses aventures, elle reprend ses thèmes de prédilection que sont l’enfermement et la défense des invisibles. Elle aime mettre en lumières les drames des personnes que l’on ne voit pas. Sa force de frappe littéraire est utilisée pour dénoncer les injustices et les abus. Derrière leur violence, chaque histoire transmet un message et ce n’est jamais seulement gratuit. Dans ce volume, on croise alors des sujets aussi variés que la justice, les immigrés, la maladie, le passé torturé, les traditions barbares, les SDF, le traumatisme de la guerre, la transmission…

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