(#1102) Anouk Shutterberg – 14 minutes 2 secondes

Court résumé: Dans un petit village paisible de l’Aveyron, la famille Derain pensait avoir trouvé le havre de paix parfait après ses épreuves parisiennes… Mais un matin ordinaire vire au cauchemar : un homme armé les attaque au gros calibre. Le compte à rebours est lancé : 14 minutes et 2 secondes pour survivre.

Mon avis:

Je remercie les éditions Récamier pour cette lecture!

En peu de temps, Anouk Shutterberg a fait son trou dans le monde du thriller français. En quelques livres, elle a imposé don style et fait de nombreuses victimes dans les âmes sensibles.

Ce nouvel opus ne perd pas son temps en présentation et démarre sur les chapeaux de roues. Le lecteur est plongé, sans être échauffé, en plein cœur de l’action. Dans la première moitié du livre, le scénario agit comme des montagnes russes. Un chapitre nous plonge dans un compte à rebours sanglant, nous faisant grimper le trouillomètre au maximum. Le chapitre suivant revient sur les évènements précédents en faisant monter la tension lentement. On alterne donc entre adrénaline et suspense latent, précipitation et lenteur. Mon souffle eu du mal à suivre la cadence.

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(#1101) Guillaume Musso – Le crime du paradis

Court résumé: Florence et Julian Livingstone, un couple d’Américains fortunés, réunissent chaque été un petit cercle d’amis dans leur somptueuse maison du cap d’Antibes. Mais ce monde idyllique s’effondre la nuit où Oscar, leur fils de trois ans, est enlevé dans des conditions mystérieuses…

Mon avis:

Je remercie les éditions Calmann-Levy pour cette lecture!

Depuis plus de vingt ans, Guillaume Musso explore différents univers de la littérature dans le but de se renouveler. Cette fois-ci, il s’aventure dans le « whodunit », genre policier dans lequel excellait Agatha Christie. Il nous propose un huis clos dans les années 20, l’âge d’or de ces polars. L’hommage ne s’arrête pas là, parce qu’il se paye même le luxe d’employer la reine du crime comme un personnage à part entière dans son histoire.

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(#1100) Mathilde Beaussault – La colline

Court résumé: Un jour d’hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d’un container à ordures. Vivant. Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang. Elle s’appelle Monroe, elle a dix-sept ans. Dans cette chambre où sa mère l’a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine…

Mon avis:

Je remercie les éditions Seuil pour cette lecture!

Mathilde Beaussault est une grande admiratrice de Sandrine Collette et Ron Rash. Son premier roman « Les saules », salué par la critique et par moi-même, revenait d’ailleurs à l’essence même des œuvres de ces deux géants du roman noir : la ruralité et la précarité.

Pour son retour dans les librairies, l’autrice déplace son histoire en ville. Mais si le décor est différent, les ingrédients restent les mêmes. Dans ce roman choral, qui navigue entre les points de vue, le lecteur se retrouve au cœur d’une tragédie humaine. On entre dans les foyers de personnes modestes et instables où les infortunes semblent se cumuler et on suit aussi les services publics en pleine action.

D’un côté, la pauvreté engendre des individus fragiles, ignorants et violents. Et dans ce terreau propice, les drames ne sont jamais loin. Les personnages sont déstabilisants par leurs réactions et leurs comportements déviants. De l’autre côté, l’autrice met en exergue les héros du quotidien qui sauvent, qui guérissent et qui protègent la population. Ce sont les deux faces d’une même société, étouffée par le manque. L’écrivaine sait remuer nos entrailles en créant ces acteurs réalistes que l’on peut croiser tous les jours. Notre empathie envers eux en est décuplée. On devient les spectateurs de cet engrenage tragique où chacun est la victime de son destin.

« La colline » est la consécration de Mathilde Beaussault. Elle confirme tout son talent dans ce compte à rebours macabre qui fait grimper le suspense jusqu’à la fin. La tension est constante et j’ai eu du mal à respirer correctement durant la lecture. Toujours aussi adepte des parenthèses (qu’elle utilise à haute intensité), la plume de l’autrice est toujours aussi poignante. Je conseille donc fortement ce polar noir social qui ne vous laissera pas indemne ! Une claque !

Seuil Cadre Noir, 331 pages

Paru le 6 mars 2026, 19.90€

(#1099) Johana Gustawsson / Thomas Enger – Ici

Court résumé: Kari Voss, brillante comportementaliste spécialiste du langage corporel, travaille avec la police d’Oslo.Dévastée par la disparition de son fils sept ans plus tôt, elle s’est plongée dans sa vie professionnelle pour avancer. Pourtant sa douleur est ravivée quand deux adolescentes sont assassinées dans une maison de vacances au bord d’un fjord…

Mon avis:

Je remercie les éditions Calmann-Levy pour cette lecture!

Je suis un grand fan de Johanna Gustawsson, autant pour son talent que pour sa personnalité. Alors, lorsque j’ai vu qu’elle s’associait avec Thomas Enger, un auteur norvégien, lui aussi reconnu pour ses thrillers efficaces, je n’ai pas retenu mon enthousiasme.

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(#1098) Jacky Schwartzmann – Killing me softly

Court résumé: Tueur à gages, Madjid Müller accepte un contrat inhabituel : exécuter un homme accusé de pédophilie sous les yeux de celui qui fut sa victime, devenu prof à Sciences Po…

Mon avis:

Je remercie les éditions La Manufacture de livres pour cette lecture!

Jacky Schwartzmann fait partie de ces auteurs que j’aime retrouver régulièrement pour me détendre. En effet, au milieu de toutes mes lectures plutôt sombres, ses romans sont une parenthèse nécessaire à la décompression. Sans être vecteurs de bons sentiments, ils ont le mérite de nous dérider par leur humour.

En découvrant le pitch de ce nouvel opus, j’ai compris que l’aventure allait m’engager sur des chemins imprévisibles. Et je n’ai pas été déçu. La rencontre entre un tueur à gage et un vieillard sénile a tenu toutes ses promesses.

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(#1097) Alexis Laipsker – Qui vous ment ?

Court résumé: Le mensonge, sujet tabou. Pourtant, tout le monde ment. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, pas besoin d’être un expert pour remarquer quand quelqu’un nous cache la vérité. Spécialiste du bluff depuis vingt-cinq ans, Alexis Laipsker propose ses méthodes pour ne plus se laisser berner...

Mon avis:

De par son expérience dans le monde du poker et sa vocation récente pour l’écriture de thrillers, Alexis Laipsker peut être considéré comme un référant en matière de mensonges. Il a longtemps étudié ce thème pour sa vie professionnelle et aujourd’hui, il le met en pratique dans ses romans afin de nous torturer l’esprit. En marge de l’écriture de son nouveau bébé machiavélique, il a décidé de vous partager sa science pour que vous puissiez découvrir « Qui vous ment ? ».

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