(#791) Maryla Szymiczkowa – Madame Mohr a disparu

Court résumé: Cracovie, 1893. Zofia Turbotyńska, sans enfants, mariée à un professeur d’université, s’efforce de gagner sa place dans la haute société cracovienne. Dans ce but, et pour lutter contre l’ennui de sa vie domestique, elle s’engage au service d’une cause caritative : la Maison Helcel, maison de soins privée pour les malades et les vieux. Lorsqu’une résidente, Mme Mohr, est trouvée morte dans le grenier, le médecin conclut à une crise cardiaque. Mais Zofia, grande lectrice de romans policiers, y voit aussitôt un acte criminel et décide d’enquêter…

Mon avis:

Je remercie les éditions Agullo pour cette lecture!

Maryla Szymiczkowa. Derrière ce nom compliqué, se cache en fait un duo d’écrivains qui a lancé une série d’enquêtes dont « Mme Mohr a disparu » est le premier volet. Leur personnage principal, Zofia Turbotyńska, est présentée par l’éditeur comme une Miss Marple à la polonaise. Les deux dames ont effectivement beaucoup de points communs. Comme son ancêtre, elle n’a aucune compétence policière, mais elle est passionnée par les polars et donc par les énigmes. La curiosité est sa principale qualité, ce qui lui permet de s’intéresser aux affaires criminelles et d’être une enquêteuse hors pair. Dans son comportement, elle est aussi caustique et sans gêne. Elle n’hésite pas à remettre les personnes à leur place.

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(#790) Marie Vingtras – Blizzard

Court résumé: Le blizzard fait rage en Alaska. Au cœur de la tempête, un jeune garçon disparaît. Il n’aura fallu que quelques secondes, le temps de refaire ses lacets, pour que Bess lâche la main de l’enfant et le perde de vue. Elle se lance à sa recherche, suivie de près par les rares habitants de ce bout du monde…

Mon avis:

Je remercie Audiolib pour cette écoute!

Le blizzard est un vent accompagné de tourmentes de neige, dans lequel se retrouvent piégés tous les personnages de cette histoire. Mais cet évènement climatique est surtout un prétexte pour arrêter le temps et revenir sur la vie de chacun d’entre eux.

Dans ce coin très isolé, aux conditions météorologiques extrêmes, tout est exacerbé. Face à la nature et à ses propres congénères, l’Homme n’a pas de moyen d’échapper à son destin. Les personnalités se côtoient de près et ils doivent s’entendre… ou pas !

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(#789) Valentine Goby – L’île haute

Court résumé: Un jour d’hiver durant la seconde guerre mondiale, le jeune Vadim, petit Parisien de douze ans, inquiet et asthmatique, est conduit par le train vers un air plus pur. Il ignore tout des gens qui vont l’héberger, quelque part dans un repli des hautes montagnes…

Mon avis:

Je remercie les éditions Actes Sud pour cette lecture!

Depuis le magistral « Kinderzimmer », j’ai une grande admiration pour Valentine Goby et je lis tous ses livres. Elle a cette capacité à mettre en lumière l’être humain à travers les drames de sa vie, et c’est toujours bouleversant.

Le destin du jeune Vadim/Vincent entraîne le lecteur dans les Alpes. Par ses yeux vierges d’images, on contemple la profondeur des paysages et l’immensité des reliefs. Dans la montagne, on peut décider de faire un trail ou une randonnée. Avec « L’île haute », on est plutôt assis sur un rocher et on regarde au loin. Une chose est sûre et nous saute aux yeux de suite : La plume de Valentine Goby est toujours de très haut niveau. Par son style, elle rend parfaitement compte de l’atmosphère et transcende les lieux. Les mots, les phrases sont de toute beauté, chaque page est une leçon d’écriture. Les descriptions sont immersives et on en prend plein les sens.

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(#788) Hugo Boris – Débarquer

Court résumé: Andrew, vétéran américain du 6 juin 1944, trouve la force de revenir en Normandie à la fin de ses jours pour revoir la terre qui l’a si profondément marqué. Une guide des plages du débarquement doit l’accueillir, Magali, âgée d’une trentaine d’années…

Mon avis:

Je remercie les éditions Grasset et NetGalley pour cette lecture!

La première scène du livre est une démonstration de la puissance que peuvent avoir les mots. En une trentaine de pages, Hugo Boris nous plonge sous le casque d’un G.I au cœur du débarquement. Cette description violente et particulièrement réaliste est un modèle du genre. Elle m’a scotché à mon siège !

Après ce moment dantesque, le récit se déplace de nos jours. Une jeune guide touristique, qui vit un drame, rencontre le soldat devenu vieux.  Ces deux individus connaissent deux vies complètement distinctes mais les vestiges de la guerre les réunissent. En confrontant leurs destins, ils vont entrer dans leurs intimités respectives et se reconnaître dans leur tristesse et dans leur impuissance. Leur rencontre apparaît alors comme une évidence et même une nécessité.

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(#787) Donna Leon – Les masques éphémères

Court résumé: Au Campo Santa Margherita un doux soir d’été, deux étudiantes américaines partent en balade avec deux beaux vénitiens et sont grièvement blessées dans un accident de bateau. L’incident semble anodin mais la curiosité du commissaire Guido Brunetti est piquée par le comportement des garçons, qui ont abandonné les victimes à l’entré de l’hôpital…

Mon avis:

Je remercie les éditions Calmann-Levy pour cette lecture!

Donna Leon fait partie de ces autrices reconnues du polar que je n’avais pas eu l’occasion de découvrir. Comme j’ai la fâcheuse habitude de commencer les séries policières en plein milieu (on me le reproche parfois), j’ai décidé cette fois-ci de pousser le bouchon encore plus loin en abordant la série du Commissaire Brunetti par le 30ème épisode !

Heureusement, cet opus peut se lire indépendamment et je n’ai connu aucun obstacle à ma bonne compréhension. J’ai enfin fait la connaissance du célèbre agent vénitien. Ce héros épicurien, obstiné et amusant m’est apparu assez sympathique. Il mène ses investigations en interrogeant l’ensemble des protagonistes et pour ce faire, il utilise tous les moyens même les plus originaux. Sa perspicacité lui permet de dégoter les indices et ainsi il peut dénouer les nœuds de la vérité.

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(#786) Yasmina Khadra – Les vertueux

Court résumé: Algérie, 1914. Yacine Chéraga n’avait jamais quitté son douar lorsqu’il est envoyé en France se battre contre les « Boches ». De retour au pays après la guerre, d’autres aventures incroyables l’attendent…

Mon avis:

Je remercie les éditions Mialet-Barrault pour cette lecture!

« Lire c’est voyager ». Cette citation pourrait parfaitement être illustrée par ce livre. En effet, Yasmina Khadra projette le lecteur dans le temps et dans l’espace. Il atterrit en plein cœur de l’Algérie coloniale à l’époque de la première guerre mondiale.

Grâce à cette histoire, on constate que les modes de vie étaient complètement différents, surtout dans les villages retirés et surtout à cette époque. Le quotidien des pauvres gens était difficile parce que le fossé social entre les privilégiés et les autres était énorme. En plus du rapport colonisateurs/ colonisés déséquilibré, les autochtones devaient aussi faire face aux profiteurs du système. Et comme toujours, le malheur des uns fait le bonheur des autres.

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