(#1128) Noémie Adenis – Le pavillon des fièvres

Court résumé: En 1690, pour fuir une vie étouffante auprès de parents obsédés par la maladie, la jeune Madeleine simule un trouble et se fait interner dans une maison de repos pour femmes. Sur place, elle se retrouve plongée au cœur d’une mystérieuse et mortelle épidémie…

Mon avis:

Je remercie les éditions Robert Laffont pour cette lecture.

Noémie Adenis avait fait son entrée dans ma bibliothèque avec son précédent livre. Ce polar dans le Paris scientifique du XVIIème siècle m’avait beaucoup plu.

Comme dans « Le jardin des anatomistes », l’enquête est menée par des personnes lambdas, sans aucune propension policière. Elle s’intéresse encore une communauté fermée. Vous pensez en toute logique avoir affaire à un cosy-crime. Je vous répondrais par l’affirmatif mais en apportant quelques précisions. Dans ce genre littéraire, l’autrice place la barre à un cran supérieur, en termes de qualité. D’abord, sa plume est de belle facture, avec une véritable force littéraire. Et ensuite, le fond de son histoire est particulièrement travaillé, documenté, ce qui lui permet de garder sa crédibilité et sa vraisemblance, qui font parfois défaut à ce type de lectures.

Lire la suite

(#1127) Isaac Asimov – Fondation

Court résumé: Au treisième millénaire, le savant Hari Seldon prédit la chute de l’Empire galactique grâce à la psychohistoire et crée la Fondation pour réduire des millénaires de chaos à seulement mille ans…

Mon avis:

Suite à mon envie subite d’approfondir mes connaissances en science-fiction, je me suis fixé comme objectif de partir en quête des chefs d’œuvre du genre. Mon premier choix s’est porté sur une des références qui revient toujours dans les listes des classiques : Fondation d’Isac Azimov.

Ce texte a la particularité d’être découpé en cinq nouvelles distinctes. Elles sont ancrées dans une chronologie et permettent de voir l’évolution de cette nouvelle ère. A travers ces histoires, qui n’ont à priori rien en commun, l’auteur nous expose à tous les dilemmes auxquels les dirigeants vont devoir répondre pour tendre vers la prophétie.

Lire la suite

(#1126) Remigiusz Mroz – Langer

Court résumé: Piotr Langer Jr. est l’archétype de la réussite : riche héritier, homme d’affaires brillant, toujours impeccable, toujours en contrôle. Mais ce que le monde ne voit pas, ou refuse de voir, c’est le vide derrière le masque. Langer est un tueur. Un prédateur…

Mon avis:

Je remercie les éditions Mera pour cette lecture!

Remigiusz Mroz est un écrivain reconnu dans son pays d’origine, la Pologne, mais presque méconnu chez nous. La trilogie « Langer » fait partie de ses best-sellers et la voilà qui arrive enfin chez nous.

Cet épisode tire sa singularité de l’angle qu’il utilise pour suivre l’évolution de l’intrigue policière. Ce n’est ni plus ni moins qu’une profonde immersion dans l’esprit d’un tueur en série. En effet, le récit alterne entre plusieurs personnages mais son attention est surtout centrée sur Piotr Langer, un tueur sanguinaire. A ses côtés, le lecteur assiste à la préparation et à la mise en œuvre de ces nombreux meurtres. Ceux-ci font appel à une violence extrême et à une perversité sans limite. Les scènes racontant ses actes sont à proscrire de toute urgence aux esprits sensibles !

Lire la suite

(#1125) Mathieu Lecerf – Sales gosses

Court résumé: Pendant trente-quatre ans, Jimmy a cru que son père était un meurtrier. Mais une lettre écrite par un homme mourant change tout : « Je ne l’ai pas tuée », lui griffonne-t-il depuis la prison…

Mon avis:

Je remercie les éditions Harper Collins pour cette lecture !

Mathieu Lecerf avait disparu des rayons de librairie depuis quelques temps. Après son arrivée remarquée dans le monde du polar avec sa « trilogie du démon », que j’avais adorée, il ne donnait plus signe de vie littéraire. Heureusement, ce n’était qu’une pause et il revient pour mon plus grand plaisir.

Lire la suite

(#1124) Angelina Delcroix – La fabrique du Mal

Court résumé: À quinze ans, on devrait encore être un enfant. Pas un tueur…

Mon avis:

Comme d’habitude, Angelina Delcroix ne prend pas de pincettes pour nous emmener au cœur du Mal. Dans ce roman, elle décide de mettre en exergue un nouveau phénomène qui commence à émerger dans les quartiers défavorisés. Aujourd’hui, les réseaux de stupéfiants ne se contentent plus de vendre leurs poisons, ils utilisent aussi leurs influences pour éliminer la concurrence.

Dans ce monde moderne où l’ubérisation est la règle, les narcotrafiquants ont pris le pouvoir dans les banlieues. Dans ces lieux isolés de la république, ils y trouvent un terreau fertile à toutes les exactions : la précarité, le déficit d’appartenance et de perspectives d’avenir. Pris dans cet étau, les jeunes perdent leurs repères et s’orientent vers les promesses d’argent facile. Comme ils ne sont encore que des adolescents, dénués de raison, ils pratiquent facilement la violence, sans aucun scrupule : « C’était juste un job ! »

Lire la suite

(#1123) Thomas Bronnec – Toute l’infortune du monde »

Court résumé: Dans un futur proche, Paris est frappée par une série d’attaques de drones menées par des acteurs liés aux États-Unis et à la Russie, plongeant la France et l’Europe dans une crise géopolitique majeure…

Mon avis:

Je remercie les éditions Gallimard Série Noire pour cette lecture !

En bon journaliste passionné de politique, Thomas Bronnec connaît très bien le milieu et ses mécanismes. A chaque nouvel opus, il nous plonge dans les coulisses de ce milieu.

Ce nouveau roman a été écrit entre 2024 et 2025. Les dernières folies de Donald Trump n’avaient pas encore atteint leur paroxysme mais l’auteur voyait déjà se profiler des passages à l’acte, sans retenue. Alors non, il n’est pas devin, il est juste un observateur avisé. Tous les indices étaient déjà réunis pour nous mener à ce genre de situations.

Lire la suite