Court résumé: Un faussaire de renom tout juste sorti de prison est retrouvé pendu dans une décharge en périphérie parisienne. Quelques jours plus tard, c’est le corps d’une spécialiste du peintre Modigliani qui est repêché dans la Marne. Rien n’unit les victimes, si ce n’est leur passion pour l’art. Coïncidence ou sombre machination ? S’engage alors pour le commandant Frédéric Vicaux, de la Brigade criminelle, et Anne, sa compagne historienne de l’art, une enquête qui les plongera près d’un siècle plus tôt…

Mon avis:

Je remercie les éditions La Martinière et Babelio pour cette lecture!

Pour l’avoir déjà expérimenté avec le deuxième tome de cette série, je connaissais le talent d’Éric Mercier pour les romans policiers dans le monde de l’art. Docteur en Histoire de l’art et commissaire d’expositions, il maîtrise parfaitement son sujet et sait le bonifier avec ses livres.

Avec cette nouvelle enquête, il parvient encore à mêler avec brio érudition et suspense, offrant aux lecteurs une plongée passionnante dans l’univers de Modigliani et le monde secret des faussaires. Le roman est riche en détails historiques et artistiques, ce qui ajoute une dimension supplémentaire à l’intrigue. Les descriptions des œuvres de Modigliani et des rouages du monde de la peinture sont d’une grande précision, en restant toujours abordables aux non-initiés. La plume est fluide et parvient à rendre accessible cet univers pourtant reconnu par son opacité.

Les personnages récurrents, Anne et Frédéric, continuent de développer leur relation pour notre plus grand plaisir. Leurs aventures sont découpées en courts chapitres dynamiques, alternant entre présent et passé et proposant une plongée fascinante dans le Paris artistique du début du XXᵉ siècle. Cette structure narrative maintient une cadence soutenue et captive l’attention du lecteur tout au long du récit. L’auteur construit autour un scénario complexe, avec beaucoup d’intervenants, peut-être trop, qui nous entraîne vers un dénouement aux multiples retournements de situation.

« L’énigme Modigliani » est une lecture recommandée pour les amateurs de polars et d’art. Le roman offre une réflexion intéressante sur la spoliation des biens juifs pendant la Seconde Guerre mondiale et sur l’importance de restituer ces œuvres à leurs propriétaires légitimes. Il permet aussi de découvrir ou redécouvrir l’œuvre de Modigliani. En somme, Éric Mercier nous livre une enquête haletante et érudite, qui ravira les passionnés de mystères et d’histoire de l’art.

Pour ma part, je me délecte toujours de ce mélange des genres et serai au rendez-vous pour la prochaine énigme !

La Martinière Noir, 306 pages

Paru le 7 février 2025, 21€

Une réponse "

  1. laplumedelulu dit :

    Et voilà la millième. 🎊 Chapeau. Merci à toi pour la chronique 🙏 😘

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  2. Lilou dit :

    Oh il m’intrigue et me tente ! Polar, mystères et art, voilà un cocktail tout à fait à mon goût… je le note ! Merci Anthony pour ta chronique et cette découverte ! 🙂

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  3. Tu penses que c’est lisible sans avoir lu les précédents ?

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  4. Un écrivain que j’ai découvert avec celui-ci. Et maintenant j’attends son prochain ! Merci pour ce retour 🍃

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