Court résumé: Décembre 2004, Pays basque. Maïder est une jeune femme éprise de liberté. Sa vie à Bayonne est similaire à celle des personnes de son âge, à un détail près : elle est l’une des dernières descendantes d’une longue lignée de sorcières. Dissimulé au cœur d’une nature sauvage et luxuriante, le clan de Maïder conserve des secrets qui se transmettent de mère en fille, et se protège des préjugés d’une société qui a déjà condamné leurs ancêtres par le passé. Lorsque Maïder disparaît durant la nuit du solstice d’hiver, la famille de la jeune femme décide de mener sa propre enquête…
Mon avis:
Je remercie les éditions IFS pour cette lecture!
J’étais présent lors du passage d’Ophélie Cohen du statut de chroniqueuse à celui d’écrivaine. Après ce premier roman réussi, j’avais placé en elle de grandes espérances.
Ce troisième livre est surprenant par son thème. En traitant du mythe de la sorcière dans le monde actuel, il explore avec finesse le rôle central de la femme dans la transmission des savoirs et des traditions. Chaque personnage féminin est porteur d’une force intérieure, d’une résilience face aux épreuves et aux préjugés. L’évènement dramatique de l’histoire agit comme un catalyseur, poussant la famille à mener sa propre enquête et à affronter les dangers d’une société prête à raviver les flammes de l’intolérance.
L’autrice aborde également la thématique de la différence qui effraie. Les savoirs ancestraux de ces femmes, perçus comme ésotériques, suscitent méfiance et rejet. Cette aventure interroge notre rapport à l’altérité et à la peur de ce qui échappe à la norme. Il met en lumière les mécanismes de stigmatisation et de persécution envers ceux qui osent vivre autrement, rappelant que l’histoire est jalonnée de chasses aux sorcières, tant réelles que symboliques.
La plume immersive et poétique nous fait ressentir la beauté sauvage du Pays basque, tout en nous plongeant dans une intrigue riche en rebondissements. Les descriptions des paysages, des rituels et des liens familiaux renforcent l’authenticité du récit et nous invitent à une réflexion profonde sur la place de la femme et la richesse des différences.
De mon point de vue, je trouve qu’Ophélie Cohen a passé un cap. Elle nous propose un roman maîtrisé de bout en bout, portée par une écriture qui l’est tout autant. Tous mes espoirs ont donc été réalisés et je me réjouis des prochaines lectures qu’elle imaginera pour nous.
Une expérience envoûtante qui ne manquera pas de vous interpeller et de vous faire réfléchir !
IFS Phénix Noir, 321 pages
Paru le 29 novembre 2024, 18.95€



Tu t’es lâché dis donc. Merci à toi pour la chronique 🙏 😘
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Ça fait plaisir à lire 😊
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Déjà noté, ta chronique me donne encore plus envie de lire, merci à toi ! 🙂
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Tu sais maintenant ce qu’il te reste à faire ! 😜
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