Court résumé: Un père détruit par la disparition de sa fille mène sa propre enquête et découvre la noirceur de l’âme humaine…
Mon avis:
Avec tous les bons retours que je voyais passer concernant le nouveau livre de Nathalie Lecigne, je ne pouvais que me jeter dessus. Et quelle bonne idée j’ai eu !
Après son thriller aux accents fantastiques, place au thriller rural très sombre. En suivant deux arcs narratifs, elle nous piège dans une ambiance isolée et asphyxiante. Si vous êtes sensibles à la violence ou à la maltraitance sur les enfants, je vous déconseille avec virulence cette histoire. L’autrice ne leur épargne rien et à nous non plus. Elle nous raconte les faits de manière brute, au plus près du réel mais c’est aussi ce qui fait sa force. Les sensations, les émotions sont parfaitement retranscrites et on vit les drames comme si on y était.
A travers leurs parcours, les personnages laissent transparaitre les parts d’ombre de l’être humain. La méchanceté, la brutalité, la perversité flottent sur tout ce petit monde. Et au milieu de cette atmosphère nauséabonde, l’écrivaine y dépose des individus innocents et ignorants, qui vont tenter de s’adapter pour survivre. La rencontre entre la naïveté et la manipulation fait alors des étincelles.
Les chapitres courts donnent une dynamique au récit, mais une fois que je suis entré dans cette tragédie, je suis resté en apnée jusqu’à la fin. J’ai pris un plaisir malsain entre frisson et répulsion. Le temps d’une lecture, j’ai plongé dans les flammes du Mal. Je ne suis pas sorti indemne de cette expérience, qui m’a confronté aux pires déviances.
Dans le premier livre de Nathalie Lecigne que j’avais découvert, j’avais déjà senti tout le potentiel de cette autrice. Maintenant, avec « Je ne suis pas d’ici », elle a passé un cap et je suis sûr qu’il va falloir compter sur elle dans les années à venir.
L’oiseau Noir, 304 pages
Paru le 16 mai 2025, 20.90€




😍😍 Merci à toi pour le partage de la chronique 🙏 😘. Ma whislist s’est évanouie une fois de plus 🙄😂
J’aimeAimé par 1 personne
Il y a quand même une certaine complaisance dans cette maltraitance – qui n’est en rien une dénonciation de la maltraitance, mais un plaisir que je suis incapable de partager. J’ai abandonné cette lecture.
Merci pour ta lecture !
J’aimeAimé par 1 personne