Court résumé: Fuir son mari était la première étape. Survivre à ses propres démons sera la plus difficile. Une nuit d’été, Sarah s’échappe avec Nathan, son fils de six ans, laissant derrière elle une maison aux fenêtres barricadées, un mari assommé… et des années de silence imposé. Direction les Pyrénées, la région où tout a commencé…

Mon avis:

Je remercie les éditions de L’oiseau Noir pour cette lecture !

En quelques années, Nathalie Lecigne a fait son trou dans le monde du thriller français. Partie avec une très basse notoriété, elle se hisse doucement et surement vers le haut.

Avant de débuter ce nouveau roman, je tiens à vous alerter : Ne vous fiez pas à la magnifique couverture du livre, presque immaculée et juste tachée de quelques gouttes de sang. Le contenu est tout autre et mériterait même des avertissements. En vous jetant dans ces pages, vous pouvez oublier les mots « espoir » et « lumière ». Lorsque vous entrez dans cet univers, vous êtes entrainés vers les profondeurs, où tout est sombre et vous n’avez aucune chance de vous en sortir indemne.

L’autrice, dont l’écriture est de plus en plus maîtrisée, vous met face à d’infâmes personnages. Chacun traîne un passé douloureux, avec ses séquelles psychologiques. Et pour arriver à leurs fins respectives, ils se comportent de manière démentielle, dépassant toutes les limites imaginables. Sur leurs parcours, vous croiserez des violences physiques, psychologiques, de la séquestration, du viol et des relations toxiques, sur des adultes et des enfants.

J’aime le noir, le très noir même et pour le coup, j’ai été servi. Mais pour que le texte soit vraiment impactant, j’estime qu’il aurait fallu plus de nuances et moins de surenchère. En effet, tous les protagonistes sont détestables, irrécupérables et j’ai eu du mal à m’intéresser à eux. Même si je ne suis pas un adepte des bons sentiments, j’aurais apprécié une infime pincée d’optimisme.

Mais j’ai bien conscience que ce n’est pas le rôle de ce livre, qui est là pour nous confronter à de véritables monstres, sans filtre. Vu cet angle, je peux dire que l’objectif est atteint et que je ne verrai plus jamais les relations familiales de la même manière. Une expérience malsaine qui laissera des traces !

L’oiseau noir, 314 pages

Paru le 12 mars 2026, 20,90€

Une réponse "

  1. laplumedelulu dit :

    Si c’est trop noir gratuitement, je dis stop. Et pourtant, je suis partante comme toi.
    #jesuisunepsychopathe mais j’ai le cœur tout tendre.
    Merci à toi pour le partage 🙏 🥰
    Ps: j’attends toujours ma lettre pour le banquier 😂

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