(#278) Gonçalo M Tavares – Matteo a perdu son emploi

Petit objet excentrique

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Court résumé: Voilà les aventures insolites d’un joggeur, d’un livreur, d’un sondeur, d’un enseignant, d’un collectionneur, d’un archéologue…

Mon avis:

Merci aux éditions Viviane Hamy pour cette lecture

Même si je voulais vous dévoiler l’histoire, j’en serais incapable. « Matteo a perdu son emploi » fait partie de ces romans inclassables qui sont difficiles à étiqueter. Le contenu comme le contenant sont particulièrement atypiques.

Dans ce petit roman, les évènements sont racontés à l’aide de très courts chapitres. Ils sont au nombre de 26. Chacun d’entre eux concerne un personnage différent et son quotidien. Ils n’ont en apparence aucun lien évident les uns avec les autres mais seulement un détail, un instant ou un objet qui va les relier avec le chapitre suivant. Ainsi les aventures se succèdent donc tous azimuts, sans queue ni tête.
Les histoires elles-mêmes sont toutes d’une grande originalité. Le destin des protagonistes est souvent plein de Lire la suite

(#277) René Ranzor – Dans les brumes du mal

Thriller marécageux

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Court résumé: En Caroline du Sud, des pères et des mères sont retrouvés assassinés alors que leurs enfants sont enlevés. Quand son neveu fait partie des victimes, l’agent du FBI Dahlia Rhymes, spécialisée dans les rituels, prend l’enquête en main.

Mon avis:

Merci aux éditions Calmann-Levy pour cette lecture!

Je n’avais jamais entendu parler de René Manzor avant de tomber sur les chroniques de quelques blogs qui attendaient avec impatience son nouvel opus. Alors j’ai sauté sur l’occasion de me faire mon propre avis, en découvrant sa dernière création. Avec le grand nombre de bons romans du genre qui méritent le détour, j’étais ravi que celui-ci soit un one-shot. En effet, lorsque je décide de donner sa chance à un écrivain, j’ai plus de réticence envers les séries car elles me laissent toujours un peu frustré. Etant obsédé par le fait de découvrir de nouveaux auteurs, je n’ai jamais le temps de suivre les épisodes et ça me procure toujours un sentiment d’inachevé.

Pour moi, « Dans les brumes du Mal » réunit tous les ingrédients Lire la suite

(#276) Oscar Lalo – Les contes défaits

Conte désenchanté

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Court résumé: Arrivé à 65 ans, le narrateur se remémore d’anciens souvenirs de vacances qui ont chamboulé sa vie entière.

Mon avis:

J’ai rencontré Oscar Lalo à la foire du livre de Brive. Il a été vraiment accessible et plein d’entrain pour son première expérience dans le monde de la littérature. J’ai donc ouvert cet ouvrage avec une grande envie même si je n’en connaissais pas le propos.

Le roman débute dans les souvenirs du narrateur, à l’époque où il allait dans un camp pour enfant. Étant moi aussi parti en colonie dans ma jeunesse, j’ai ressenti de la nostalgie dans les premières lignes. Mais ce doux sentiment s’est très vite effondré lorsque l’histoire commence à se durcir et que les petits chapitres s’attaquent à des thèmes plutôt difficiles.

Alors ce roman nous parle de l’enfance et de son innocence. L’enfant ne connaît pas les règles, ne différencie pas ce qui est bien de ce qui ne l’est pas et se laisse donc facilement influencer. Pour l’adulte que le narrateur est devenu, la gravité des actes ne fait aucun Lire la suite

(#275) Simon Liberati – California girls

Au plus près du drame

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Court résumé: Charles Manson est un gourou qui a su entraîner un groupe de jeunes gens à ses côtés. Une communauté se met en place, jusqu’au jour où il convainc ses adeptes de passer à l’action.

Mon avis:

Merci aux éditions Grasset pour cette lecture!

Pour cette rentrée littéraire, deux livres sont consacrés à la « famille Manson ». Dans « The Girls », que j’ai particulièrement aimé, Emma Cline se cantonne à nous dépeindre l’ambiance et l’état d’esprit de l’époque, en reléguant  les meurtres au second plan. Bien que le thème semble identique en apparence, l’ambition de Simon Liberati dans « California Girls » est toute autre. Il veut nous raconter le drame et uniquement le drame.

On entre d’ailleurs très rapidement dans le vif de cette version non romancée et non censurée des crimes réalisés par la famille. Tous les protagonistes sont désignés avec leurs vrais noms, tous les lieux sont réels. Tout est fait pour se rapprocher au maximum de la véracité des faits. L’auteur a dû étudier le sujet en Lire la suite

(#274) R.J. Ellory – Les assassins

Série de tueurs

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Court résumé: 2006, New York: Un certain nombre de meurtres se propagent dans la ville. En apparence, ils ne sont pas liés. Seul John Costello, ancien rescapé d’un tueur en série, va découvrir le lien qui les unit et pouvoir ainsi aider l’inspecteur Ray Irving dans son enquête.

Mon avis:

Merci aux éditions Le livre de poche pour cette lecture!

C’était ma troisième expérience avec RJ Ellory, l’écrivain tant adulé par certains lecteurs. Jusqu’à présent, j’avais lu « Seul le silence » que je n’avais probablement pas apprécié à sa juste valeur car j’étais un jeune lecteur à l’époque (une relecture s’imposerait peut-être !) et « Les Anges de New York » qui m’avait plu et qui était un polar plutôt classique.

Cet auteur a tendance à alterner dans son œuvre entre polar/thriller et roman noir. « Les assassins » est au carrefour entre les deux genres. Tout d’abord, on peut le considérer comme un polar/thriller car il utilise les codes qui régissent ce type de livre. On assiste à une enquête policière avec ses meurtres, ses indices, ses investigations… Mais on peut aussi le voir comme un roman noir quand toute l’histoire permet de mettre en surbrillance tous les maux de la

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Foire du livre de Brive 2016

Ce samedi, j’ai participé une nouvelle fois à La Foire du livre de Brive où j’ai pu croiser une partie des auteurs qui ont fait la rentrée littéraire 2016!

Belles rencontres, échanges passionnants…tout le plaisir de pouvoir témoigner de mon admiration!

…et aussi le grand DOA, qui ne désire pas apparaître sur ces images!