(#975) Henri Lœvenbruck – Pour ne rien regretter

Court résumé: À Providence, petite ville perdue dans le grand nulle part, une voix s’élève doucement au milieu du silence. Une voix différente. La voix de Véra. Peu à peu, cette jeune fille écorchée va devenir un symbole de résistance face aux injustices du monde moderne. À la force du cœur et par amour de sa terre, elle va entraîner les siens dans l’ultime combat de David contre Goliath…

Mon avis:

Je remercie les éditions XO pour cette lecture!

Je vous l’annonce d’emblée : La parenté annoncée de ce roman avec « Nous rêvions juste de liberté » est un leurre. Elle est bricolée et n’apporte rien aux enjeux de cette aventure. Ceci étant dit, vous y retrouverez quand même les ingrédients qui ont fait l’énorme succès du chef d’œuvre d’Henri Loevenbrück.

En effet, dans cette aventure, le lecteur est encore embarqué dans une destinée débordante d’humanité. Au fil des péripéties, il passe par toutes les émotions, qu’elles soient positives, comme l’amitié et l’espoir ou négatives, comme l’injustice et la désillusion. L’auteur a su recréer une bulle dans laquelle notre cœur est chahuté.

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Vidéo « Mes livres cultes »

Dans cette vidéo, je vous parle de mes livres cultes. Ce ne sont pas forcément tous mes livres préférés, mais ils ont tous joué un rôle important dans mon parcours de lecteur. Je vous explique tout ça!

Dites-moi en retour ce que vous pensez de ces livres et quels ont VOS livres cultes à vous!

(#974) Paula Hawkins – L’heure bleue

Court résumé: Après son décès, Vanessa Chapman, artiste à la renommée mondiale, laisse à la postérité des peintures, des sculptures et beaucoup de questions. Lorsqu’une étrange découverte conduit James Becker, un expert en œuvres d’art, sur l’île, il est loin de s’imaginer tous les secrets auxquels il va être confronté…

Mon avis:

Je remercie les éditions Sonatine pour cette lecture!

A la différence de tout le monde, je n’ai pas découvert Paula Hawkins avec « La fille du train ». C’est avec un de ses livres suivants « Celle qui brûle » que j’ai fait mes premiers pas avec cette autrice britannique. Son scénario complexe et bien ficelé m’avait emballé et je me réjouissais de repartir avec elle.

Dans ce nouveau one shot, le roman alterne entre passé et présent. On suit plusieurs personnages qui se retrouvent face à des énigmes concernant Vanessa Chapman. Cette artiste adulée véhicule un grand nombre de fantasmes depuis son décès et il se dégage une fascination autour d’elle et de son art. Mais grâce à son journal intime, on découvre peu à peu les pièces manquantes du puzzle de sa véritable vie.

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(#973) Max Monnehay – A la gorge

Court résumé: Dans quelques jours, ça fera dix ans qu’Émilien « Milou » Milkovitch a été condamné pour avoir étranglé un jeune couple. Après lui avoir rendu visite, Victor Caranne, psychologue carcéral à la prison de l’île de Ré, se met à douter sérieusement de sa culpabilité. Mais s’il veut l’aider, il va falloir faire vite : le détenu affirme qu’il se suicidera dans une semaine, le jour anniversaire de son incarcération…

Mon avis:

Je remercie les éditions Seuil pour cette lecture.

Sous la plume de Max Monnehay, Victor Caranne, le psychologue des prisons, reprend du service pour une nouvelle enquête policière. Avec le soutien d’Anaïs, rencontrée dans l’opus précédent, il s’intéresse à une affaire classée. Il est persuadé que la personne condamnée n’est pas le coupable. Il doit donc reprendre les investigations à zéro. Une nouvelle fois, son métier, qui lui permet d’analyser le comportement des gens, va lui être très utile.

La force de cette série repose sur des protagonistes forts. Anaïs et Caranne sont différents mais complémentaires. Elle est toujours aussi déterminée et têtue. Lui est toujours hanté par son passé mais il s’est assagi. Leur relation est palpitante et stimulée par les personnages secondaires, hauts en couleurs, qui gravitent autour d’eux. Les dialogues en sont d’autant plus savoureux et l’autrice y glisse quelques traits d’humour qui m’ont fait sourire.

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(#972) Aure Hajar – Sentir mon corps brûler

Court résumé: Quand Lila, dix-huit ans, emménage à Paris pour y étudier le droit, tout lui semble à portée de main. Pourtant, à la faculté, la réalité des rapports sociaux la rattrape. Ses camarades des beaux quartiers respirent l’assurance et la sécurité, elle enchaîne les petits boulots pour payer son loyer. Alors, protégée par un pseudonyme, Lila commence à se prostituer sur Internet…

Mon avis:

Je remercie les éditions Eyrolles pour cette lecture!

Aure Hajar nous fait entrer dans la tête d’une étudiante quelconque en quête de reconnaissance. Et pour pouvoir exister aux yeux des filles et des garçons d’une classe sociale supérieure et surtout être désirée par ses derniers, cette jeune fille tombe dans une spirale nocive qui la détruit à petit feu.

A travers le parcours intérieur de Lila, à travers les différentes rencontres qu’elle fait, le lecteur est confronté à toutes les mécanismes employés par la gente masculine afin de contrôler les femmes. Ils leur mentent, ils les méprisent, ils les manipulent, ils les violent et bien sûr ils les jugent. Et comme l’ensemble de la société est conditionnée pour accepter ces faits, ces filles, ces épouses, ces amantes, ces mères se retrouvent prises dans un engrenage qui va dicter leurs comportements.

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(#971) James Ellroy – Les enchanteurs

Court résumé: Los Angeles, 4 août 1962. La ville est en proie à la canicule, Marilyn Monroe vient de succomber à une overdose dans sa villa, et Gwen Perloff, une actrice de série B, est kidnappée dans d’étranges circonstances. Cela suffit à plonger le LAPD dans l’effervescence. Le Chef Bill Parker fait appel à une éminence grise d’Hollywood, l’électron libre Freddy Otash, qui va mener une enquête aux multiples ramifications et rebondissements…

Mon avis:

Je remercie les éditions Rivages et Audiolib pour cette lecture!

James Ellroy continue son exploration du 20ème siècle avec ce troisième épisode de son second « Quintette de Los Angeles ». Il avance son curseur jusqu’en 1962. Comme à son habitude, il s’appuie sur les véritables évènements pour ensuite s’approprier l’Histoire.

The Dog est de retour et il n’a rien perdu de sa gouaille. Son style ciselé à l’os et ses phrases chocs sont toujours aussi percutants. Il donne vie à cette bande de crapules qui se délectent de leurs magouilles en tous genres. Sans filtre, il nous présente Hollywood sous un jour plutôt sombre et met un coup de canif au rêve américain.

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