Ray Bradbury – Les chroniques martiennes

Science fiction pleine d’idées!

Court résumé: Ray Bradbury nous dévoile un recueil de nouvelles publiées dans un magazine, et qui sont classées chronologiquement. Toutes les histoires se passent sur la planète Mars, découverte par les habitants de la terre.

Mon avis: C’est la conquête de Mars imaginée grâce à des nouvelles, au départ indépendantes mais qui créent à l’arrivée une continuité pour un roman historique.

J’ai particulièrement apprécié deux choses dans cette œuvre: Premièrement, Ray Bradbury a énormément d’imagination et ses courtes histoires sont toutes présentées avec des angles différents et des idées originales.
Deuxièmement, il ne sent jamais obligé de faire des jugements sur les comportements humains, et son œuvre reste seulement de la science fiction sans message moralisateur.

Et ça fait du bien, d’imaginer le futur de l’humanité sans s’auto-flageller! Même si la neutralité de l’auteur risque de réduire l’empreinte que ce roman laissera dans mon esprit.

14/20

Carlos Ruiz Zafon – Marina

L’atmosphère Zafon…

Court résumé: Dans les années 80 à Barcelone, Oscar, 15 ans, s’échappe souvent de son pensionnat, et lors d’une de ses escapades, il rencontre Marina. Ensemble, ils vont découvrir et s’intéresser à une tombe mystérieuse, qui va les entraîner dans les entrailles d’une tragédie du passé. 

Mon avis: Carlos Ruiz Zafon avait placé la barre très haut avec « L’ombre du vent ». Avant ce chef d’œuvre, il se consacrait à des histoires destinées aux enfants.

Le roman « Marina » se situe au carrefour des deux périodes d’écriture de l’auteur. Il porte évidemment l’ambiance « Ruiz Zafon »: sombre (on imagine du noir et blanc) mais tellement poétique, surnaturelle mais tellement humaine. Il hérite aussi des œuvres précédentes avec une approche plutôt enfantine et candide même si certaines scènes ne sont pas conseillées aux plus jeunes.
Pour ce qui est de mon ressenti, « Marina » me confirme dans le plaisir de déambuler dans cette Barcelone, et de voyager à travers les contes magiques créés par Zafon.

L’atmosphère Zafon est vraiment un endroit où j’aime me retrouver…

16/20

Jules Verne – Voyage au centre de la terre

Les origines de l’imaginaire

Court résumé: Axel, jeune homme timoré travaille avec son oncle, le professeur Lidenbrock, géologue et minéralogiste. Dans un vieux manuscrit, ils découvrent ensemble un criptogramme qui révèle un passage pour arriver au centre de la terre. Lidenbrock entraîne aussitôt Axel vers l’Islande pour un voyage dans les profondeurs de la terre.

Mon avis: C’est mon premier Jules Verne, qui fait partie comme Alexandre Dumas, des classiques que l’on n’étudie jamais à l’école.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’écriture de Jules Verne est très accessible, même s’il use abondamment de termes scientifiques, qui ne gênent en rien la fluidité de la lecture.
Ma première expédition au centre de la terre m’a donné beaucoup de plaisir, et j’ai été bluffé par la créativité plus que débordante de son auteur. L’œuvre n’est pas le plus grand roman fantastique de tous les temps, mais elle prend vraiment de la valeur, lorsqu’on la replace dans son époque. Jules Verne a sûrement dû être d’une grande inspiration pour les écrivains qui lui ont succédé.

13/20

James Lee Burke – La pluie de néon

Découverte d’un personnage…

Court résumé: Dave Robicheaux, inspecteur de la police criminelle de La Nouvelle-Orléans, apprend par un détenu, que sa tête est mise à prix par les colombiens. Cette menace semble découlée du fait que Robicheaux a fourré son nez là où il ne fallait pas. En effet, il enquête sur le cadavre d’une jeune femme retrouvée noyée dans le Bayou et semble s’acharner à prouver que c’est un meurtre. Une réaction en chaîne va alors être déclenchée.

Mon avis: En terme d’intrigue, le roman de James Lee Burke n’apporte rien de nouveau au monde du polar. Et d’ailleurs le but de la première enquête de l’inspecteur Robicheaux, n’est pas de découvrir les coupables, mais de trouver les moyens de les inculper. C’est en terme d’écriture, qu’il apporte une grande vague de fraicheur, et on se régale de ses descriptions palpables de la Louisiane, ainsi que de ses dialogues crus et sans détours.

 Mais la vraie réussite de cette histoire reste le personnage de Dave Robicheaux: Une grande découverte. C’est un authentique alcoolique (toujours sur la brèche), un authentique violent incontrôlable (utile pour résoudre les dilemmes) et en même temps un authentique redresseur de torts (avec la soif de justice). Par sa noirceur intérieure, que l’on vit à la première personne, il devient captivant et on a vraiment envie de le suivre dans ses futures aventures.

15/20

Haruki Murakami – Kafka sur le rivage

Le voyage adulte de Chihiro

Court résumé: Kafka Tamura, 15 ans,fugue du foyer familial pour échapper à une soi-disante prophétie. De son côté, Nakata, vieil homme pouvant parler avec les chats, décide lui aussi de partir de son quartier pour réaliser sa destinée.

Mon avis: J’ai découvert cet auteur, car il sort ce mois un livre chaudement recommandé pour la rentrée littéraire. Ne connaissant pas, j’ai voulu débuter par son roman le plus connu.

« Kafka sur le rivage » m’a fait voyagé, non pas géographiquement, mais dans l’imaginaire d’ Haruki Murakami. Il y a dans cette oeuvre une influence certaine des mangas animés japonais (Miyazaki pourrait en être l’auteur) avec une touche sexuelle plus adulte. Pour apprécier ces deux destinées, il faut tout naturellement ouvrir les barrières de la raison, et s’abandonner au récit sans réfléchir. Car Murakami ne semble pas vouloir faire passer un message ou donner un sens véritable aux évènements de son livre mais simplement nous conter une histoire: on croise successivement un homme qui parlent aux chats, une pluie de poissons puis de sangsues, « Johnny Walker » le personnage des bouteilles de whisky, le grand père mascotte des restaurants  KFC, des prostituées qui lisent Hegel, des soldats échappés de la dernière guerre…

C’est sobrement, une belle berceuse onirique, pleine de magie enfantine dans notre monde réel.

18/20

Michael Connelly – La glace noire

Et encore une fois!

Court résumé: Le sergent Cal Moore est retrouvé mort dans sa salle de bains et tout porte à croire qu’il s’agit d’un suicide. Grâce à des documents que Moore lui a laissé en héritage, Harry Bosh comprend rapidement que celui-ci avait des liens étroits avec le traffic d’une nouvelle drogue  » la glace noire » et qu’il a sûrement été assassiné de ce fait.  

Mon avis: Emballé par le premier opus avec l’inspecteur Harry Bosh, j’ai donc décidé d’embrayer sur la suite. Et un constat s’impose: après les lectures successives de Michael Connelly, j’ai peur de ne plus avoir d’inspiration pour critiquer ses œuvres. L’écriture est toujours aussi impeccable, efficace et sans fioritures. On apprend au compte-gouttes des nouveaux éléments de la vie de notre héros, et on s’y attache progressivement. L’intrigue de « La glace noire » semble classique et évidente (le tueur et sa victime sont rapidement identifiés) et pourtant Michael Connelly réussit une pirouette dont il a le secret, et nous surprend encore une fois.

Pas le polar du siècle, mais un très bon polar!
Harry Bosh, ta nouvelle aventure me tend les bras…

16/20