Richard Matheson – Je suis une légende

Jeter le film à la poubelle…

Un virus a transformé toute l’humanité en vampires. Ce serait faire offense à ce roman que de voir le film en premier. Robert Neville est le dernier survivant de sa race et doit fuir chaque jour la traque dont il fait l’objet.

La grande force dans ce roman repose principalement sur sa fin qui donne une raison au titre… Rien n’est respecté dans le film (qui termine à la sauce américaine).Pour revenir à « Je suis une légende », j’ai passé un bon moment de lecture, même si je ne suis pas fan, à la base, des histoires de vampires.

L’idée du récit est d’une originalité qui rend ce livre incontournable, même s’il est un peu court… Un classique qui se lit tout seul et que l’on n’oublie pas!

16/20

Jack Ketchum – Une fille comme les autres

Dérangeant…

David se souvient d’un drame qui est arrivé pendant son enfance. Dans les années 50, après le décès de leurs parents, Meg et sa sœur Susan sont hébergées par leur tante Ruth, la voisine de David. Ruth va mettre en place une relation de plus en plus dérangeante avec les filles recueillies.

Jack Ketchum se sert habillement d’un paradoxe pour rendre son roman déroutant. Son récit est est une succession de tortures affligées à des petites filles (ce qui devrait rendre l’histoire insoutenable) mais le fait que ce soit un enfant le narrateur, rend l’histoire hypnotisante. David n’est pas acteur de l’histoire, il est juste un spectateur de la folie. Il vit les scènes tragiques de l’extérieur et de manière crédule. C’est un enfant et de ce fait, il a plus confiance en ce que lui racontent les adultes qu’en ce qu’il pense lui-même. Il sait que ce qu’il voit est mal, mais si les adultes disent que c’est bien, c’est que c’est bien!
Jack Ketchum se sert donc de cette approche narrative pour nous dévoiler une histoire cruelle, torturée et ensorcelante… On devient ainsi voyeur de cette barbarie, frustré de ne pouvoir agir et n’ayant plus que l’espoir d’une fin plus belle (si c’est possible!).
« Une fille comme les autres » restera pour moi, une expérience tragique, dérangeante et fascinante…

18/20

Stieg Larsson – Millénium 2 : La fille qui rêvait d'un bidon…

Pas mieux…

Lisbeth Salander coule des jours heureux aux Caraïbes, Mikael Blomkvist lance un numéro spécial de Millenium, consacré à une histoire de prostituées et en relation avec des gens haut placés. Deux enquêteurs du journal sont alors assassinés et Lisbeth devient le suspect numéro un de cette tragique affaire.

 On avait laissé Michaël et Lisbeth, les deux héros, sortant d’une enquête noire et un tantinet savoureuse dans le premier tome. On les retrouve dans un polar classique et sans grande saveur.

L’intrigue a peu d’intérêt (on sait que Lisbeth est innocente). Le style du livre se rapproche de celui d’auteurs qui publient des polars à profusion, c’est à dire destiné à être lu sur la plage en vacances: Il se lit facilement mais ne laisse aucune trace dans la mémoire.

Encore une fois, rien de révolutionnaire, mais contrairement à « Les hommes qui n’aimaient… », j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire et j’ai même peur de ne pas trouver la force de connaître la fin de la trilogie.

Dommage car le personnage de Lisbeth avait tout de même du caractère!

Je passe…

13/20

Stieg Larsson – Millénium 1 : Les hommes qui n'aimaient pas…

Rien de révolutionnaire…

Ancien redacteur du journal Millénium, Mikael Blomkvist va être embauché par gros industriel pour élucider un drame survenu il y a quarante ans. La nièce de cet industriel a été probablement assassiné et le responsable se fait une joie de lui rappeler à chacun de ses anniversaires.

 L’enquête de Mikael Blomkvist est passionnante et m’a tenu en haleine pendant tout le livre… enfin presque tout le livre.

Enlever les 100 premières et les 50 dernières pages (d’un ennui terrible) et « Les hommes qui n’aimaient… » est un bon polar/thriller pesant qui nous rend parfois mal à l’aise.

Rien de révolutionnaire, juste un moment agréable de lecture…

 

15/20

Bret Easton Ellis – Moins que zéro

Etrange…

Jeune étudiant sur la côte Est, Clay revient à Los Angeles pour les vacances de Noël. Il y retrouve une famille indifférente  et erre de fête en fête avec ses riches amis.

J’étais à la recherche d’un nouveau genre d’histoire, d’un nouveau style d’écriture et j’ai trouvé Bret Easton Ellis.
Je n’ai pas été déçu…Pour l’histoire: Sexe, drogue et ennui. Pour l’écriture: Des phrases courtes mises les unes à la suite des autres comme le reflet des idées qui passent par la tête du narrateur. Pour être honnête, pendant les cinquante premières pages, j’ai été déboussolé par l’écriture et j’ai failli abandonner. Mais je me suis accroché et je me suis ensuite laissé porté par les déambulations de Clay. Sans buts, sans liens entre eux, ces moments de vie décadente m’ont tour à tour ennuyé, intrigué, choqué…

Pour moi, « Moins que zéro » n’est pas un grand livre, mais restera peut-être dans mon esprit comme un OVNI, un expérience littéraire étrange…

 

8/20

Maxime Chattam – Maléfices

Fin de cycle…

Dans la forêt, un employé de l’environnement est retrouvé mort, le visage horrifié. Des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur mari. La ville semble envahie par des araignées. Joshua Brolin et Annabel O’Donnel vont enquêter sur ce qui semble être l’unique responsable de ces évènements.

Le dernier volet de la trilogie du Mal est beaucoup moins noir que les autres.
Seuls les personnages communs créent un lien avec les deux premières histoires.
Le récit est intriguant avec des scènes toujours aussi stressantes, mais la fin, bâclée à mon sens, constitue la faiblesse de cette trilogie.

Chattam a clôturé son expérience « Thrillers » et s’en sort mention très bien, tant je me suis immergé avec frissons dans son univers.

Adieu Brolin, ou peut-être pas!

15/20