Court résumé: 1468. Le père Christopher Fairfax est envoyé dans un village isolé du bout de l’Angleterre pour célébrer les funérailles d’un prêtre décédé brutalement. Il découvre dans la chambre du défunt toute une collection de livres et d’artéfacts anciens, témoins d’un temps préapocalyptique…

Mon avis:

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture!

Robert Harris est un auteur qui sait parfaitement mettre en adéquation la petite et la grande histoire. Soit il imagine une fiction en marge des grands évènements, soit il modifie un élément de notre passé pour inventer une nouvelle alternative. En tout cas, il raconte ou revisite l’Histoire à chaque roman.

Dans ce dernier opus, il réalise un mélange des genres très original, en se lançant dans un hybride entre une dystopie et utopie. Le récit commence en l’an 1468. On pense évoluer dans le Moyen Age. Mais en fait, le compteur des années a été réinitialisé suite à une apocalypse survenue à la fin de notre époque. Les gens vivent donc comme dans notre passé mais chronologiquement après nous. Leur mode de vie est reparti à zéro, l’évolution de la technologie est repartie du début (j’espère que c’est clair ! 😉).

Avec ce texte hors de notre temps, l’auteur prophétise le déclin de notre société dans laquelle la science a échoué. Sans fondation pragmatique, la religion reprend de sa splendeur. Son personnage principal est un pasteur dont toutes les croyances et certitudes vont être mises à l‘épreuve de la vérité. On le suit dans sa soif de connaissances. On comprend alors très vite que comme souvent, la loi du silence est choisie pour solution afin de maitriser les peuples.

« Le second sommeil » est magnifiquement écrit. La langue est belle et immersive. A l’heure du débat sur la culture de l’effacement (cancel culture), Robert Harris prend tout le monde à rebours en faisant se répéter l’Histoire. Seulement, j’ai trouvé que l’aventure tournait un peu en rond, que les révélations restaient encore un peu floues et que la fin était frustrante. Pour moi, ce voyage dépaysant et déstabilisant ferait un premier tome intéressant mais pas un roman unique assez abouti. A suivre, peut-être !

Belfond Noir, 362 pages

Paru le 4 novembre 2021, 21€

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  1. Yvan dit :

    J’attendais beaucoup de ce livre, l’idée est tellement bonne ! Mais j’ai été vraiment déçu au final, oui ça tourne en rond et le concept n’est pas développé comme il aurait pu, à mon sens

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  2. alexmotamots dit :

    Tu liras donc la suite malgré ta légère déception.

    Aimé par 1 personne

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