Court résumé: Eddy Alune, 31 ans, vient de perdre son père. En vidant l’appartement de son enfance, il retrouve des effets personnels qu’il a volés, vingt ans plus tôt, à proximité d’une SDF morte dans la rue. Poussé par la culpabilité, il décide de rendre à cette femme l’histoire qui lui a été confisquée…

Mon avis:

Je remercie les éditions Plon pour cette lecture!

J’avais découvert Solène Bakowski il y a quelques années avec « Miracle » un de ses thrillers psychologiques. Véritable exploration de la violence de la notoriété et des réseaux sociaux, cette histoire m’avait ébranlé et avait été un coup de cœur pour moi.

Depuis peu, l’autrice a pris un tournant plus adouci, un peu moins sombre. Mais rassurez-vous, elle a gardé tout son savoir-faire. Même si ces nouveaux textes sont plus positifs, elle continue d’exceller dans son approche des personnages. Elle ne raconte pas seulement une histoire, elle veut nous la faire vivre.

Dans « Il faut beaucoup aimer les gens », elle s’intéresse à la force des rencontres. Alors qu’il s’est mis en quête d’informations sur la vie d’une personne lambda, Eddy met en lumière une existence pleine de rebondissements. Cette femme SDF, qui semblait être juste passée dans le paysage, a en fait entrainé des réactions en chaîne qui ont bouleversé le quotidien de tous ceux qu’elle a croisé.

Avec cette aventure, l’écrivaine montre l’influence qu’un individu peut avoir sur le destin des autres. Individuellement, les gens ne représentent presque rien, mais en communauté, ils révèlent leur force. Ainsi toute personne peut avoir de l’importance, même si elle paraît invisible.

L’autrice a un talent certain pour entrer dans la tête des gens et nous ouvrir leur cœur. Avec bienveillance et délicatesse et sans jamais tomber dans le pathos, elle nous place au plus près des protagonistes. Ceux-ci sont particulièrement touchants parce que toujours réalistes. Ils ne sont jamais lisses et apportent avec eux leurs lots d’imperfections qui les rendent terriblement humains.

Avec ce jeu de pistes existentiel, Solène Bakowski donne la parole à des êtres qui en sont généralement privés. Elle magnifie ces créatures de l’ombre et leur rend leur vertu. Ce roman dégage une grande générosité et m’a fait passer par toutes les émotions. C’est donc encore une réussite !

Plon, 361 pages

Paru le 5 mai 2022, 18€

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  1. alexmotmots dit :

    Le point de départ est assez étrange : voler des affaires à une SDF….

    Aimé par 1 personne

  2. cc Moi aussi je suis sur wordpress (Cocohp de livre addict) je viens d’accepter ton invitation je m’abonne à ton blog). j’ai lu et bien aimé ce livre aussi (je suis partenaire SP avec les éditions Plons).

    Aimé par 1 personne

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