Court résumé: « J’ai souvent touché le fond, sauf qu’à chaque tasse bue, je remonte plus vite qu’une torpille. Renié par ma mère pour anormalité physique, je me réinvente au gré de mes joies. J’aime rire, déconner, me faire mousser et rêver de sacres improbables »

Mon avis:

Je remercie les éditions Mialet-Barrault pour cette lecture!

Dans ses différents romans, Yasmina Khadra nous a habitués à se préoccuper des laissés-pour-compte du monde entier. Cette fois-ci, il nous entraine dans un quartier populaire de Paris avec un texte qui tend vers la fable.

Le narrateur est surnommé « Cœur d’amande », dessert doux et sucré, et l’analogie est bien venue. Alors que la vie ne lui a pas fait de cadeaux, il réussit à trouver la force de positiver. Là où la plupart d’entre nous se morfondraient et de se plaindraient, il essaye toujours de voir la vie en rose et de continuer de rêver. Il a beaucoup de caractère, ne se laisse pas faire mais il sait être résilient et serviable.

« L’orgueil des paumés est la pire chose ! » dit un personnage dans le livre. Mais la solidarité de ces gens-là est une chose extraordinaire. A travers un éventail de protagonistes cabossés et hauts en couleur, l’écrivain algérien met en lumière les combats menés tous les jours par cette population défavorisée. Il nous ouvre le rideau sur les coulisses de la misère.

Au centre de cet univers, Nestor est un personnage drôle, naïf et authentique qui transmet au lecteur des valeurs altruistes. Grâce à ce conte moderne rempli de bons sentiments, l’auteur nous redonne un peu foi en l’être humain et en sa capacité à être bon. Bien sûr, malgré ses thèmes difficiles, maladie, handicap, précarité, le côté candide de l’approche, si loin de notre quotidien, pourra en gêner certains. Pour ma part, j’ai fait abstraction de mes aigreurs journalières, je me suis laissé bercé par cette belle histoire débordante d’amour et d’amitié. Et c’est assez agréable !

Une lecture douce, sans prétention, à part celle de faire du bien. Et aujourd’hui, dans notre monde actuel, je crois qu’on en tous besoin !

Mialet-Barrault, 320 pages

Paru le 21 août 2024, 21 €

Une réponse "

  1. laplumedelulu dit :

    Je croyais que c’était une femme. J’en ai un dans ma pal. Merci à toi pour la chronique 🙏 😘

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