Court résumé: Cédric est l’enfant non désiré de Nadège Solignac, tueuse en série.
Au fil du temps, il découvre son passé familial et tente de grandir sous l’ombre meurtrière de sa mère.

Mon avis:

Je remercie les éditions Taurnada pour cette lecture.

Je suis un grand fan d’Estelle Tharreau depuis quelques années. A chaque roman, elle m’impressionne par l’imagination et l’originalité dont elle fait preuve.

Pour raconter cette nouvelle histoire, elle joue avec les différents points de vue. On navigue habilement entre plusieurs personnages, chacun avec ses propres blessures, ses silences, ses vérités partielles. Cette construction chorale permet de poser un regard kaléidoscopique sur l’intrigue, mais surtout sur l’humain dans toute sa complexité. L’autrice dissèque les cœurs et les consciences, révélant petit à petit les fissures que chacun tente de camoufler.

Le roman explore sans concession le côté sombre de la nature humaine : les peurs inavouées, les pulsions refoulées, les non-dits qui rongent. Il y a quelque chose d’assez oppressant dans cette descente en apnée au cœur de la noirceur. Sans jamais tomber dans le voyeurisme, elle laisse le lecteur face à ses propres mauvaises pensées.

Mais ce qui m’a le plus ébranlé, c’est le lien maternel, omniprésent, comme une veine à vif qui irrigue tout le récit. La maternité y est montrée dans ses contradictions les plus crues : amour inconditionnel, culpabilité, fusion destructrice. C’est beau, c’est dur, profondément humain !

En refermant ce livre, j’ai eu besoin de digérer. Car ce thriller psychologique est une plongée dans les ténèbres de l’âme, mais surtout un miroir tendu à nos propres zones d’ombre. Et la plume affûtée de l’écrivaine met parfaitement en musique ce roman à la fois dérangeant et fascinant, à ne surtout pas rater si vous aimez les lectures qui secouent.

Il y a des livres qui laissent derrière eux une empreinte indélébile. « L’Alpha et l’Oméga » fait partie de ceux-là. Estelle Tharreau signe encore un roman noir à l’âme torturée, où la psychologie prend toute la place, jusqu’à nous glisser sous la peau une tension sourde et persistante ! Du grand art !

Taurnada, 256 pages

Paru le 7 novembre 2024, 10.90€

Une réponse "

  1. laplumedelulu dit :

    Wooowww 😍. Merci à toi pour la chronique 🙏 😘

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