Court résumé: À Sainte-Hélène, territoire britannique perdu dans l’Atlantique Sud, c’est la consternation. Le consul qui administre l’enclave française de Longwood, où est mort Napoléon, a disparu. Comment peut-on se volatiliser sur une île reliée à l’Afrique du Sud par un avion chaque semaine et où tout le monde se connaît ? C’est ce qu’Aurel va être chargé de découvrir…
Mon avis:
Je remercie les éditions Calmann-Levy pour cette lecture!
Il m’aura fallu attendre la septième enquête d’Aurel le consul pour enfin le découvrir. Comme j’ai eu la chance de côtoyer Jean-Christophe Rufin, son créateur, lors d’un jury littéraire, je peux vous confirmer qu’il évolue souvent entre érudition et humour. Il a transmis ce savant mélange à son héros et c’est du vrai bonheur !
Aurel Timescu a un style vestimentaire discutable, il n’est pas ponctuel, il n’a pas le sens logique. Il est donc le parfait opposé d’Hercule Poirot, sauf en ce qui concerne la quête de vérité. Son accoutrement, sa manière de se comporter, le distingue du commun des mortels et entraine le lecteur dans des scènes surprenantes et surtout très drôles.
Dans cette nouvelle aventure, il se retrouve dans des situations qu’il n’a jamais connues. D’abord, ses supérieurs lui donnent l’ordre d’enquêter sur l’affaire, alors que d’ordinaire, il aime mener ses investigations dans le dos de ceux-ci. Ensuite, il croise, lors de ses interrogatoires, une pléiade de personnages, tous aussi farfelus les uns que les autres, obnubilés par le fantôme de Napoléon. Lui, qui jusque-là était toujours l’individu original, est confronté à une forme de normalité. Ces singularités le placent dans une position insolite et il se sent déboussoler.
Le genre du polar est souvent un prétexte pour nous parler du côté sombre de l’âme humaine. Pour sortir de ce marasme dans lequel je plonge volontiers, j’aime me lancer dans des livres plus légers. « La folie Sainte-Hélène » a joué ce rôle à merveille. Il se vit comme un moment de détente décalé qui m’a fait voyager et sourire à la fois. Grâce à son talent de conteur et ses connaissances, Jean-Christophe Rufin m’a ouvert l’esprit sur la géographie et le folklore de cette île d’exil. Une lecture jubilatoire, dans laquelle on apprend des choses !
Calmann-Levy, 255 pages
Paru le 1 avril 2026, 19.90€




Sympa cette chronique, c’est vrai que ça fait du bien de temps en temps de changer de registre. Ça détend. Merci à toi pour le partage 🙏 😘
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