(#305) Olivier Barde-Cabuçon – Le moine et le singe-roi

Versailles et ses dérives

Court résumé: Sous le règne de Louis XV, une jeune femme est retrouvée assassinée dans les jardins du château de Versailles. L’inspecteur Volnay et son acolyte le moine sont sur le coup.

Mon avis:

Merci aux éditions Actes Noirs et à Olivier Barde-Cabuçon pour cette lecture!

Pourquoi lire ce livre ? Parce qu’une nouvelle enquête du commissaire aux morts étranges est une promesse de voyage dans le temps et dans l’espace. Spécialiste du 18ème siècle, Olivier Barde-Cabuçon place chaque aventure dans cette période. Au fil des histoires, c’est une manière de mieux appréhender les us et coutumes et d’aborder tous les thèmes qui faisaient le monde d’autrefois. De plus, les épisodes sont indépendants et se lisent très bien ainsi (même si la connaissance des précédents est un plus !). L’action se passe à différents points du globe, ce qui permet d’avoir une vue d’ensemble de ce siècle.
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(#304) Philippe Besson – Arrête avec tes mensonges

Amour adolescent

Court résumé: Lors d’une interview, Philippe Besson fait la connaissance du fils d’un de ses anciens camarades d’école. Cette rencontre va raviver les souvenirs d’un amour perdu…

Mon avis:

Je remercie les éditions Julliard pour cette lecture!

Cela faisait un moment que je souhaitais découvrir Philippe Besson. Seulement, il fait partie de ces auteurs qui sortent un livre tous les ans. Et la productivité en littérature me repousse toujours un peu. J’ai peur que la quantité prenne le pas sur la qualité. Mais suite à la lecture de différentes chroniques plutôt enthousiastes, j’ai capitulé, et ai donc ouvert sa dernière création.

L’auteur nous le raconte, il n’a pas l’habitude d’écrire des histoires autobiographiques. C’est donc un texte un peu spécial pour lui, qui lui tient à cœur. Et comme il l’affirme sur la quatrième de couverture (que je n’ai lu qu’après !), ce livre ne contient aucune rancune, aucune colère, aucun règlement de compte, juste de l’amour. Lire la suite

Quais du Polar 2017

Mission accomplie!

Pour la sixième fois, j’ai eu la chance de participer aux Quais du polar, le grand festival de la littérature policière de Lyon.

Comme chaque année, j’ai fait de grandes rencontres avec des auteurs aussi talentueux qu’accessibles! Échanger avec eux a été un plaisir qui me conforte dans mon désir de continuer à les lire.
Les Quais de Polar prouvent encore qu’ils sont une manifestation incontournable! Merci à eux et à tous les bénévoles!


Avec l’adorable Sophie Loubière! J’ai hâte de démarrer mon expérience Coffee!

Avec le maître du polar allemand Sebastian Fitzek!

Avec le passionnant Olivier Barde Cabuçon! Je suis maintenant fan de sa série du commissaire aux morts étranges.

Avec Victor Del Arbol, le grand auteur espagnol, plus souriant que ses romans!

Avec Colin Niel, très accessible et super sympa!

Avec David Vann, très accessible et plus joyeux que ses histoires! (Oui, je sais, ma tête fait peur!)

Avec le grandiose Ron Rash!

Avec le très politique Thomas Bronnec, passionnant comme son roman!

Avec Janis Otsiemi, pour un voyage vers le Gabon!

Avec la très discrète Ingrid Astier et sa dédicace artistique!

Avec Jane Harper, venue d’Australie pour partager son sourire caniculaire!

(#303) Marc Fernandez – Mala Vida

Léger polar ibérique

Court résumé: Le parti des adorateurs de Franco a remporté les élections. Mais l’affaire des bébés volés est dévoilée. Diego Martin, un présentateur de radio, se retrouve sur le devant de la scène pendant qu’une série de meurtres est perpétrée.

Mon avis:

Merci aux éditions Le Livre de poche pour cette lecture!

On imagine vite le thème abordé lorsque l’on se retrouve avec ce petit livre entre les mains. Sa couverture représentée par un berceau peint en rouge et jaune et son titre issu d’une chanson de Manu Chao, laisse présager une aventure ibérique sur fonds de maternité. Et c’est le cas. Lire la suite

(#302) Jussi Adler Olsen – Selfies

Superficialité meurtrière

Court résumé: Un chauffard en série écrase les filles avec son véhicule dans la rue. Toutes les victimes ont des points communs. Elles sont jeunes, aisées et touchent les aides sociales.

Mon avis:

Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour cette lecture!

Tout amateur de thrillers qui se respecte, ne peut passer à côté de Jussi Adler Olsen, un des grands noms du polar scandinave. De cet auteur, j’avais déjà lu le premier acte « Miséricorde » qui m’avait beaucoup plu. Il était efficace dans son scénario mais surtout il proposait des personnages originaux auxquels je m’étais attaché. Malheureusement, avec mon planning de lecture plutôt tendu, j’ai toujours du mal à suivre les séries. J’étais donc ravi de cette opportunité qui m’a été faite de découvrir la septième aventure du département V.

Cette dernière enquête en date relève plus du roman sociologique que du véritable thriller. En effet, l’auteur nous propose de suivre plusieurs protagonistes féminins aux destins chaotiques. Ces femmes sont au choix superficielles, égocentriques, bêtes ou folles et profitent du système social. Elles sont incontrôlables et toujours sur la corde raide. Elles sont sans limites et ne sont finalement que le reflet d’une partie frivole de la société norvégienne, que Jussi Adler Olsen voulait nous dévoiler. C’est par conséquent une analyse sociétale assez intéressante et une facette inconnue de ce pays. Lire la suite

(#301) German Maggiori – Entre hommes

Les côtés sombres de l’Argentine

Court résumé: Dans un appartement luxueux, un sénateur, un juge et un banquier organisent une partie fine en compagnie d’une prostituée et de travestis. Au cours des ébats, la prostituée décède brutalement et toute la scène a été filmée par une caméra cachée…

Mon avis:

Merci aux éditions Folio pour cette lecture!

Après ma chronique sur « L’amie prodigieuse », certaines lectrices m’ont reproché de qualifier ce livre de lecture destinée aux femmes. Selon elles, si je n’accrochais pas à l’histoire, ce n’était pas le sexe qui était en cause mais le manque d’affinité avec les personnages. Alors Mesdames, je suis désolé, ne m’en voulez pas… je vais récidiver. Cette fois, j’ai eu affaire à une vraie lecture de mec !

L’atmosphère du roman est saturée de masculinité. Les différents protagonistes sont en grande partie des hommes. Ils sont costauds, violents, xénophobes, misogynes, portés sur l’alcool, sur la drogue. Ils règlent leurs différends à grands coups de poings ou de revolvers et ne respectent jamais les règles. Autant dire qu’ils sont une belle brochette de mâles écervelés bourrés de testostérone. Le vice est poussé au maximum afin que tout se passe entre hommes au point que même les prostituées sont des travestis. Lire la suite