Court résumé: Pietro Gerber est psychiatre pour enfants, spécialiste de l’hypnose. Un jour une consoeur australienne lui demande de prendre en charge une de ses patientes…

Mon avis:

Je remercie les éditions Calmann-Levy pour cette lecture!

Il n’est plus besoin de présenter Donato Carrisi qui fait partie de mes chouchous littéraires. Il ne m’avait jamais déçu jusqu’à son dernier opus, 4ème volet du Chuchoteur, moins convaincant. J’étais donc un peu fébrile à l’arrivée de ce one-shot, en espérant qu’il n’ait pas perdu son pouvoir.

L’auteur reprend un de ses thèmes de prédilection : la mémoire. Cette fois ci, il en fait même son axe principal qui régit toute son histoire. La moitié du livre trouve sa moelle dans les souvenirs de la mystérieuse Hannah. On comprend que les éléments du passé dont on se rappelle ont tendance à être versatiles. On ne sait donc jamais si les évènements racontés ont vraiment eu lieu ou le cerveau a inventé sa propre version. Comme les éléments de l’énigme sont en plus issus de la mémoire d’une enfant, tout le mécanisme de l’aventure repose sur l’interprétation de ses rêves sous hypnose. Aux côtés du psychiatre, j’ai passé mon temps à chercher la signification des réminiscences de cette femme insaisissable. Pendant la lecture, je suis resté constamment sur le qui-vive, à la recherche d’un élément qui allait débloquer l’affaire.

Afin de définitivement nous déstabiliser, l’auteur italien ajoute à ces mystères des répercussions sur le quotidien du personnage principal. Devant ces nouvelles révélations, mon cerveau s’est mis à hésiter entre la folie, la détresse et la manipulation d’Hannah. D’allégorie en allégorie, j’avoue avoir nagé dans le flou jusqu’à la fin.

Me voilà rassuré ! Donato Carrisi n’a pas perdu la main. Il a su se réinventer avec ce roman aux frontières du fantastique, dans lequel je me suis égaré avec bonheur. Il maîtrise toujours aussi bien sa narration et sait nous entraîner là où il le désire. Malgré l’usage de quelques raccourcis scénaristiques, « La maison des voix » est un voyage bluffant dans les dédales de la mémoire.

Calmann-Levy Noir, 299 pages

Traduit par Anaïs Bouteille-Bokobza

21.50€

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  1. […] Source : (#603) Donato Carrisi – La maison des voix | LES LIVRES DE K79 […]

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  2. titoulematou dit :

    je n’ai pas encore lu cet auteur .. ce titre me tente!
    merci !*

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  3. alexmotamots dit :

    Il pourrait me réconcilier avec l’auteur…

    Aimé par 1 personne

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