Court résumé: Potiki, le benjamin en maori, est un enfant né difforme, mais il a reçu des dons exceptionnels de connaissance qui font de lui un initié, un être qui peut aider sa petite communauté. Une histoire qui croise les légendes et les croyances du peuple maori avec certains mythes occidentaux…

Mon avis:

En commençant ce livre, j’avais dans l’idée de partir dans une contrée lointaine à la découverte d’une culture exotique. Patricia Grace nous emmène bien en immersion dans une région du globe peu connue, à la rencontre d’un peuple maori. A leur contact, on est les témoins de leur quotidien. Dans ce roman choral, l’autrice met en lumière leur capacité de subsistance, leurs us et coutumes ainsi que leurs croyances ancestrales. Elle démontre aussi que face à l’adversité, cette communauté fait preuve d’une obstination et d’une solidarité à toutes épreuves.

Malgré ma curiosité envers les thèmes abordés, je me suis retrouvé face un obstacle infranchissable : l’écriture. Dès les premières pages, mes yeux ont rencontré des difficultés à lire avec fluidité. L’explication m’est très vite apparue. L’autrice utilise à outrance les répétitions. Dans un même paragraphe, un certain nombre de mots et d’expressions réapparaissent plusieurs fois. Cela pourrait être le fruit d’un effet de style pour créer une sensation ensorcelante, mais comme il est récurrent tout au long du texte, ce tic d’écriture devient vraiment handicapant à la lecture. Obnubilé par cette particularité, mon expérience est devenue laborieuse. Je ne pouvais avancer sereinement sans buter sur les termes. Si en plus, on ajoute que j’ai trouvé les dialogues insipides et pas du tout réalistes, je peux affirmer en toute honnêteté que mon premier rendez-vous avec Patricia Grace est totalement manqué.

Je ne remets pas en cause la nécessité de cet ouvrage, ni sa qualité. Nous n’étions juste pas programmés pour nous rencontrer et les gouts et les couleurs ne s’expliquent pas toujours. Si vous avez lu ou allez lire ce roman, dites-moi si la magie a opéré sur vous. Au vu des prix remportés et des critiques positives, votre ressenti sera peut-être différent et prouvera alors que je n’étais pas compatible avec cette écrivaine, tout simplement !

Au vent des îles, 234 pages

Traduit par Jean Anderson et Marie-Laure Vuaille-Barcan

Paru le 2 septembre 2021, 18€

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  1. jostein59 dit :

    Cette lecture m’attend et tu ne me donnes pas envie de m’y plonger.

    Aimé par 1 personne

  2. alexmotamots dit :

    Tu es trop français : les répétitions ne gênent pas les lecteurs étrangers, plus habitués que nous.

    Aimé par 1 personne

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