Court résumé: Le corps, soigneusement lavé à l’eau de Javel, d’une Américaine experte en peinture de l’âge d’or hollandais a été abandonné sur un muret. Benny Griessel et Vaughn Cupido, tandem choc de la brigade criminelle des Hawks, se demandent ce qu’elle était venue faire en Afrique du Sud…

Mon avis:

Deon Meyer est un auteur confirmé dans le monde du polar. Si d’ordinaire il nous a habitué à produire des ouvrages assez volumineux et denses, il revient cette fois-ci avec une histoire particulièrement courte.

Cette incursion dans le monde de l’art ne se perd pas en conjectures. Dès les premières lignes, on est dans le vif du sujet. Les chapitres courts entraînent l’aventure sur un tempo rythmé. Autant vous dire qu’en moins de deux cent pages, l’intrigue, les protagonistes, l’atmosphère ne sont pas approfondis. Le scénario va à l’essentiel et se concentre sur l’enquête.

L’énigme est bien pensée, certains personnages secondaires ont un potentiel et j’ai retrouvé avec plaisir Benny et Cupido, les deux flics charismatiques. Seulement, les pages tournent trop vite et la fin arrive trop rapidement. Je n’ai pas bien compris l’objectif de Deon Meyer avec ce roman. Pour ma part, j’ai eu l’impression qu’il avait manqué de temps ou qu’il avait bâclé son affaire. Je crois que la même histoire, étoffée, comme sait si bien le faire cet auteur, aurait pu être un opus vraiment intéressant. Là, je suis resté sur ma faim !

Si vous voulez faire vos premiers pas avec l’écrivain sud-africain mais que vous avez peur de l’épaisseur de ces livres, « La femme au manteau bleu » pourra être une porte d’entrée facile d’accès à son univers. Si par contre, vous êtes déjà un de ses lecteurs, vous risquez d’être déçus. Cette enquête policière sympathique ne fait pas de vague et ne restera pas dans les annales. Je vais surement l’oublier aussi vite que je l’ai lue. Elle peut à la rigueur servir de moment de détente, un dimanche après-midi… mais sans plus !

J’aime beaucoup Deon Meyer, je lui pardonne et j’attends patiemment son prochain vrai polar.

Gallimard Série Noire,185 pages

Traduit par Georges Lory

Paru le 12 août 2021, 14€

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  1. alexmotamots dit :

    Je préfère donc rester sur mes bonnes impressions de lecture de ses premiers romans.

    Aimé par 1 personne

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