Court résumé: Alors qu’il réalise des travaux dans sa nouvelle maison, un homme découvre des cadavres d’enfants dans les cloisons. La commandant Virginie Sevran est chargée de l’enquête…

Mon avis:

Je remercie les éditions Fleuve pour cette lecture!

En quelques années, le thriller s’est taillé une place de choix dans le monde de la littérature française. Les représentants de ce genre sont aussi nombreux que talentueux. J’ai lu beaucoup d’entre eux et pourtant j’étais passé à côté de Cécile Cabanac. Mea culpa !

Cette histoire est la troisième enquête de Virginie Sevran mais elle peut se lire indépendamment. Dès les premières pages, on entre dans le vif du sujet et on sent que celui-ci va être très sombre. A chaque chapitre, on passe d’un protagoniste à un autre. Au fil de ces différents points de vue, on a donc une vue d’ensemble de toute l’affaire. Le puzzle macabre se reconstitue alors à chaque nouvelle révélation.

De par les thèmes abordés, ce roman peut être un peu choquant et n’est pas à mettre en toutes les mains. Il parle de maltraitance, de meurtres d’enfants et se permet même un côté subversif en mettant à mal le sacro-saint instinct maternel. Sans faire la morale ou juger, l’autrice nous met simplement face à des personnages marginaux, dénués de sens commun et capables d’actes ignobles. Leur singularité et leur folie les rend tellement imprévisibles qu’ils en deviennent insaisissables. Pris au piège de cette ambiance malsaine et déroutante, le lecteur a du mal à reprendre son souffle.

Pour ma part, ce récit sans concession représente tout ce que j’aime dans les thrillers. Frissons, suspense, démence, immoralité, rien ne nous est épargné. Grâce à une écriture fluide et à une construction maîtrisée, le résultat est d’une efficacité terrible. « La petite ritournelle de l’horreur » fait partie de ces polars marquants dont on se souvient longtemps après la fermeture. Autant vous dire que Cécile Cabanac vient de faire une entrée fracassante dans les rayons de ma bibliothèque. Ce fut une belle découverte qui en appelle d’autres !

Fleuve Noir, 476 pages

Paru le 13 janvier 2022, 19.90€

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  1. Idem, première découverte et je lorgne déjà sur les précédents !

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  2. J’ai lu d’elle « Des poignards dans les sourires » que j’avais beaucoup aimé pour son atmosphère provinciale, un peu comme les films de Chabrol.

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  3. alexmotamots dit :

    Le côté démence me tente franchement moins.

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