Court résumé: Une femme tombe enceinte d’un fils. Naît entre eux une relation fusionnelle, nécessairement malsaine. Au fil du temps, le garçon devient ainsi le chef-d’œuvre de sa mère.
Jusqu’au jour où il rencontre sa future épouse…

Mon avis:

Je remercie les éditions Robert Laffont pour cette lecture!

Harold Cobert m’avait emballé avec son précédent roman « Belle amie ». Il avait été finaliste du Prix Orange du Livre 2019 dont j’étais un des jurés. J’avais eu un coup de cœur pour cette suite très réussie du roman culte de Maupassant.

Une chose est sûre, l’auteur ne s’est pas endormi sur ses lauriers et change complètement de registre. Il prend même un certain risque avec cette revisite d’un mythe de l’antiquité. Cette tragédie grecque mettait en scène l’amour démesuré d’une mère envers sa progéniture. Une femme, par besoin de possession, organisait un stratagème machiavélique et pervers afin de garder son enfant auprès d’elle. L’auteur se base sur cette histoire et la transpose dans le monde moderne. Les personnages d’aujourd’hui ne sont pas nommés, les lieux ne sont pas précisés. La relation toxique mère/fils se développe avec les contraintes et les usages contemporains.

Le texte alterne entre le récit actuel et la légende d’origine. Les mamans utilisent tous les moyens à leur disposition et écartent sans scrupules tous les obstacles pour ne pas perdre le lien avec leur bébé. Dans les deux cas, le romancier pousse le curseur au maximum pour caricaturer l’amour intensif mais il reste plus réaliste et moins pernicieux dans la nouvelle version que dans l’histoire initiale.

Je n’avais jamais entendu parler du complexe de Périandre qui évoque la notion d’incestualité, variante du complexe d’Œdipe. Il illustre l’irrationalité de l’amour lorsqu’il est poussé à l’extrême. Harold Cobert met son talent de narrateur au service de cette aventure malsaine. Mais ne prenez pas peur, « Périandre » reste avant tout un conte et ne tombe jamais dans le sordide. Je comprendrais que le thème puisse vous rebuter un peu, mais je vous conseille de laisser vos préjugés de côté, ne serait-ce que pour découvrir la magnifique plume de cet écrivain !

Robert Laffont, 144 pages

Paru le 13 janvier, 18.50€

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  1. Il est dans ma PAL juste pour l’auteur que j’adore 😁

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  2. Eve-Yeshé dit :

    pourquoi pas?J’ai bien aimé »Belle amie » alors tentation en vue 🙂

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  3. alexmotamots dit :

    L’aspect conte ne me dit rien.

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