Court résumé: Kil Yeong-in ne se remet pas du départ soudain de sa femme, l’an passé. Depuis, sa vie lui semble vide, insensée. Il a songé au suicide sans pouvoir s’y résoudre. Jusqu’au jour il tombe sur une petite annonce internet. Un médecin propose un « suicide mental » pour les gens comme lui, pour ceux qui veulent en finir…

Mon avis:

Je remercie les éditions Matin Calme pour cette lecture!

Le premier roman de Do Jinki m’avait fait beaucoup réfléchir. C’était une enquête en huis-clos, à la manière d’Agatha Christie, dans laquelle les méninges étaient mises à rude épreuve.

L’auteur reprend dans cette nouvelle aventure la même recette. Il place les protagonistes face à un dilemme insoluble. Il maîtrise parfaitement la complexité de l’intrigue. Tous les indices récoltés dans les investigations compliquent l’affaire. Plus on avance dans l’histoire et moins on comprend les rouages.

Comme dans le précédent, au milieu du livre, les éléments de réflexion sont répétés à l’envi et le récit tourne un peu en rond. Mais là où « Le portrait de la Traviata » prenait toute sa force avec un final renversant, ce deuxième opus s’effondre dans les derniers chapitres. La résolution de l’énigme, que j’attendais avec impatience, est tirée par les cheveux. Des explications invraisemblables sont utilisées pour justifier les faits. Et ma déception ne s’arrête pas là parce que les dernières pages déraillent totalement et frisent même le ridicule. C’est peut-être mon esprit cartésien qui m’a encore joué des tours mais j’ai été désappointé par cette fin navrante. Mon enthousiasme du départ est retombé comme un soufflé.

J’attendais beaucoup de cette suite et ma déception est d’autant plus grande. « Mortel motel » avait tout pour être un casse-tête passionnant. Le personnage de Gojin est toujours aussi atypique qu’intéressant et les trois quarts du roman remplissaient leurs rôles. Cependant, avec des ingrédients identiques, le résultat n’est pas au rendez-vous. Do Jinki n’avait à priori pas les bonnes pièces pour terminer son puzzle.  

Cela n’est bien sûr que mon avis. Vous pouvez tenter l’expérience et me dire ce que vous en avez pensé. Pour ma part, après la première bonne impression que j’avais eu, je laisserai une nouvelle chance à Do Jinki et à son avocat !

Matin Calme, 330 pages

Traduit par Lim Yeong-hee et Mathilde Colo

Paru le 3 février 2022, 20.90€

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