Court résumé: Léo n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents.
Alors ce qu’il aimerait lui, parfois, c’est disparaître. Être ailleurs. Loin d’ici. À Glen Affric. Y rejoindre son frère qui est parti en Ecosse et n’en est jamais revenu…

Mon avis:

Ceux qui ont déjà lu Karine Giebel savent qu’elle est la spécialiste des émotions fortes. Donc lorsqu’elle décide de s’attaquer au chef d’œuvre de Steinbeck « Des souris et des hommes » pour en faire une nouvelle version, on peut s’attendre à être chambouler !

Elle reprend les bases du classique avec deux protagonistes, un petit débrouillard et un grand simplet, liés par une puissante relation. De maladresses en coups du sort, ils sont très vite stigmatisés. Ils deviennent malgré eux des exclus de la société et les gens les montrent du doigt. Leur parcours de vie se retrouve alors truffé d’embûches.

Sous la plume accessible de la reine du noir, tout est exacerbé. Le destin de ces deux frères est jalonné d’injustices et le lecteur est confronté avec eux aux jugements et à la méchanceté ordinaires. Les différentes situations du roman montrent une face sombre de la vindicte populaire qui n’a aucune nuance. Sans élément, chacun veut faire sa propre justice.  

Contrairement à l’original qui était court, l’autrice nous propose une variante beaucoup plus étoffée. Ses 700 pages lui permettent de développer les personnages et bien sûr de pousser le curseur encore plus loin. La lecture construit petit à petit une boule d’émotions qui grandit jusqu’à la limite de l’explosion. Les scènes troublantes se succèdent et engendrent une quantité de sentiments.

L’interprétation de Maxime Van Santfoort donne vie aux protagonistes de ce drame, avec une belle maîtrise des voix. On a vraiment l’impression de suivre leurs mésaventures à leurs côtés. Même si j’ai trouvé quelques personnages un peu caricaturaux, je me suis laissé embarqué dans cette aventure aussi passionnante que choquante. Karine Giebel creuse l’âme humaine pour en extraire les pires dérives et nous les jette au visage. Fidèle à sa réputation, elle nous livre un roman noir corsé, de ceux qui frappent fort et laissent des traces.

Lizzie, 18h32min

Paru en novembre 2021, original éditions Plon

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  1. laplumedelulu dit :

    Cette lecture m’a tellement chamboulée que je me suis réveillée en criant Glenn Affric. J’en ai encore des frissons. Dame Karine au mieux de sa forme. De toute façon, ce n’est pas Barbara Cartland, on sait comment ça finit.

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  2. Ecouté aussi en audio, j’ai trouvé comme toi le narrateur excellent.

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  3. Tellement envie de le lire !

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  4. couriretlire dit :

    Ce livre doit prendre une tout autre dimension en audio .

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  5. alexmotmots dit :

    Un roman noir corsé, l’autrice s’en est fait une spécialité.

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  6. Ada dit :

    Tu as lu « Des souris et des hommes », toi ?

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  7. Céline dit :

    Il faut que je le lise, j’aime beaucoup cette autrice que j’ai découvert il y a peu.

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