Court résumé: Quand un vieux marin meurt dans des circonstances troubles, laissant derrière lui une mystérieuse carte, la vie du jeune Jim Hawkins bascule. C’est le début d’un périple qui le conduira jusqu’à une dangereuse île déserte, en quête d’un fabuleux trésor…

Mon avis:

Je remercie les éditions Gallmeister pour cette lecture!

Personne ne me contredira si j’affirme que dans la catégorie des classiques de romans d’aventure, « L’île au trésor » tient une place éminente. Dans mon esprit, il me semblait même à l’origine de tous les textes, les films, les histoires mettant au premier plan les pirates. Pour en avoir le cœur net, je larguais donc les amarres et partais avec excitation sur les flots avec Robert Louis Stevenson.

Alors que je me préparais à me lancer dans une folle épopée de batailles navales, de duels épiques et de rencontres exotiques, j’ai très rapidement abordé des scènes plus sociales qu’aventureuses. La révélation de l’existence du magot entraine une succession de situations où les hommes dévoilent leurs différentes facettes qui sont pour la plupart douteuses. Chacun y va alors de sa perversité, de sa malice, de sa traitrise afin de devenir l’heureux gagnant. Le périple devient un jeu de dupe dans lequel les protagonistes se battent avec ingéniosité.

En partant sur les mers avec ces individus peu scrupuleux, j’ai aussi pu constater l’impact qu’à laisser cette histoire dans notre imaginaire collectif. Au cours des péripéties, l’auteur installe des représentations qui ont traversé le temps : Le pirate avec la jambe de bois et le perroquet sur l’épaule, l’île déserte, la carte avec les croix sur les lieux ciblés. Tous ses images sont ancrées dans nos esprits et sont devenues des incontournables du genre.

Classé parfois dans la littérature jeunesse, je trouve que cette histoire est beaucoup trop complexe dans son écriture et dans ses rapports humains pour être appréhendé par les plus jeunes. Ce n’est seulement un roman de quêtes mais aussi une exploration des relations humaines face à l’appât du gain. Je confirme donc l’importance de ce livre qui mérite d’être découvert pour son originalité et pour la force de son influence !

Litera, 352 pages

Traduit par Jacques Mailhos

Paru le 3 juin 2026, 10.90€

Une réponse "

  1. laplumedelulu dit :

    Bah dis donc, ça ne me rajeunit pas cette histoire 😂 mais tu as totalement raison, il y a des choses qu’on ne comprend que plus tard. Merci moussaillon pour le partage de la chronique 🙏 😘

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