Court résumé: Une villa délabrée vendue un euro dans un village fantôme en Sardaigne : pour Tilda, architecte allemande, c’est une aubaine. Mais l’apparence idyllique du lieu est trompeuse. On murmure qu’une malédiction plane sur la maison…

Mon avis:

Je remercie les éditions Gallmeister pour cette lecture!

Après la claque que m’avait mise « La cabane dans les arbres », j’avais classé directement Vera Buck dans les autrices à suivre. Je lui reconnaissais un potentiel énorme pour s’imposer dans le roman noir. Mon intuition s’est vérifiée avec son nouveau bébé !

Une fois encore, elle dessine son histoire entre passé et présent. En alternant à chaque chapitre entre les temporalités, elle relie deux histoires qui n’ont en apparence aucun lien. Chaque acteur de ce drame donne sa version des faits at apporte sa contribution à l’affaire. Les briques du scénario se mettent au fur et à mesure en place pour recréer l’enchainement des évènements. C’est donc un certain nombre de fausses pistes qui nous sont proposées avant de comprendre l’ensemble du tableau. Autant vous dire que cette mécanique m’a déstabilisé jusque dans les dernières pages.

Outre cette trame bien maîtrisée, l’autrice s’attarde sur ses protagonistes. Ils ne sont pas uniquement des pions de son synopsis. Elle développe le contexte de leurs vies, elle creuse leurs personnalités, elle exprime leurs sentiments. Leurs comportements sont alors légitimes et le lecteur peut se projeter à leur place. Les situations gagnent en crédibilité et en humanité. Il ne nous reste donc plus qu’à se laisser emporter avec dans cette sombre aventure.

A la fermeture de ce roman, je peux affirmer que Vera Buck a, sans aucun doute, un don pour raconter des histoires complexes et pour incarner des personnages. L’atmosphère étouffante est son crédo et grâce à sa narration chorale, elle y développe toutes les zones d’ombre de l’être humain. Elle peut ainsi mettre en forme les traumatismes à travers une histoire qui nous balade du début à la fin. Si ce n’est pas encore fait, partez à la rencontre de cette autrice allemande qui a tout d’une grande !

Gallmeister, 425 pages

Traduit par Brice Germain

Paru le 19 août 2026, 25€

Une réponse "

  1. laplumedelulu dit :

    Ils ont du nez chez Gallimasteir pour nous dénicher des pépites. Merci à toi pour le partage de la chronique 🙏 😘

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  2. lecturedesam dit :

    J’ai le précédent qui attend sagement dans ma PAL

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  3. laplumedelulu dit :

    J’ai encore écrit comme un petit cochon. Pardon pour l’orthographe que j’ai joyeusement écorchée 😁

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