Chuck Hogan – La chute (La lignée 2)

La chute approche

La chute

Court résumé: Ce roman est le deuxième volume de la trilogie « La lignée ». Les vampires envahissent les rues de New York. Le virus se propage. Ephraïm et son équipe organisent leur défense pour contrecarrer le plan diabolique du Maître.

Mon avis: Dans « La chute », les choses ne s’arrangent pas, c’est le moins que l’on puisse dire. Les personnages principaux se retrouvent dans des situations de plus en plus dangereuses et leurs vies sont de plus en plus menacées.

Les deux auteurs profitent de ce deuxième volume pour développer les éléments du Mal et nous apporter des réponses quant aux origines de ce fléau. Ils nous racontent toute l’histoire de ces créatures ancestrales. On apprend alors tous les enjeux de ce drame.
Les clans se créent et le combat pour la survie de l’humanité peut commencer. Dans le premier tome, le monde assistait presque impuissante à l’invasion, mais dans cette suite, les humains passent à l’action. Les scènes d’affrontements violents se multiplient et le rythme de l’histoire s’accélère au fil des pages.

Quelques surprises interviennent sur la fin pour nous laisser dans le suspense et j’ai hâte de connaître le dénouement de cette bataille vampirique.

Presses de la cité 326 pages

16/20

Chuck Hogan – La lignée

Vampires pour adultes

La lignée

Court résumé: Un avion en provenance de Berlin atterrit à l’aéroport JFK de New York. A l’intérieur, tous les passagers sont morts sauf quatre. Ephraïm, avec son équipe d’épidémiologiste va tout mettre en œuvre pour trouver une explication à ce phénomène. Mais le Mal est peut-être déjà là!

Mon avis: La diffusion de la série télévisée m’a poussé à attaquer la trilogie qu’est la lignée. Appréciant le travail cinématographique de Guillermo Del Toro, mais n’étant pas un grand adepte des histoires de vampires, je me suis aventuré sur la pointe des pieds dans cette nouvelle expérience.

Et dès les premières pages, cette invasion urbaine m’a enthousiasmé. Les vampires ne sont pas des êtres romantiques et attirants comme on peut nous les montrer dans les derniers ouvrages les concernant. Non, dans ce roman, ce sont juste des monstres, avides de sang, qui agissent en suivant leurs besoins primaires et comme je n’ai plus 15 ans, c’est vraiment agréable.

Le premier tome permet aux auteurs de montrer l’étendue de la catastrophe et de dévoiler les personnages principaux. Chaque chapitre nous décrit une situation où les vampires remplissent leur rôle en propageant leur virus parmi la population. Avec un grand nombre de petites scènes, cela nous donne un bel aperçu de l’ampleur du drame qui est en train de ravager la ville. Au milieu de ce carnage, on découvre une poignée de résistants très attachants, qui vont s’unir pour combattre la propagation du Mal qui semble inéluctable.

L’écriture de Chuck Hogan est au niveau, la tension est palpable et je me jette avec délectation dans la suite des évènements.

Presses de la cité 447 pages

16/20

William Boyd – Solo

Mon premier 007

Solo

Court résumé: James Bond, quarante cinq ans, accepte une mission particulière: Mettre fin à une guerre civile qui sévit dans un petit pays d’Afrique « Le Zanzarim ». Sur place, il va vite se retrouver en mauvaise posture, au milieu de ce conflit.

Mon avis: « Solo » correspond exactement à l’idée que je me faisais d’une aventure du fameux James Bond. Toujours sur son 31, toujours aussi charmeur, mais peut-être moins clinquant que dans les films, le plus célèbre agent secret britannique est un personnage dont la vie est passionnante. Perpétuellement en mission, il transporte sa classe légendaire dans tous les coins du globe pour défendre les intérêts de Sa Majesté.

Dans cet opus, il lui est même demandé d’intervenir sur l’avenir tout entier d’un pays. William Boyd prend alors le lecteur à contre-pied en piégeant notre 007 vieillissant au fin fond de la jungle, sans le moindre gadget. A ce moment-là, James Bond va être contraint de faire appel à d’autres moyens pour se sortir de ce faux pas. On va donc découvrir le portrait d’un héros plus sentimental et avide de vengeance. Portrait qui tranche indéniablement avec le mercenaire sans cœur que nous présentait le cinéma.

J’ai pris beaucoup de plaisir grâce aux fréquentes scènes d’action et grâce à l’esprit général du roman. Une petite envie de connaître les autres épisodes de Fleming me trotte désormais dans la tête. Peut-être un jour…

Seuil 344 pages

16/20

Stephen King – Docteur Sleep

Une presque suite

Docteur Sleep

Court résumé: Danny Torrance, devenu alcoolique comme son père, utilise désormais son Don pour aider les gens sur leur lit de mort. Abra, une petite fille, va entrer en contact avec lui, pour lui demander de l’aide. En effet, elle a découvert l’existence de personnes qui torturent les gens pour récupérer leur pouvoir.

Mon avis: « Docteur Sleep » nous est présenté comme une suite de « Shining ». Sur le fond, il peut être considéré comme tel parce qu’on y retrouve Danny, un des personnages principaux ainsi que son pouvoir. Sur la forme, le lien entre les deux œuvres est beaucoup moins évident. Dans ce nouvel épisode, plusieurs ingrédients essentiels à la recette Shining ne sont pas réutilisés.

Stephen King abandonne le huis clos permanent qui créait le suspense et les forces du Mal dématérialisées qui amplifiait le mystère. Il nous fait voyager dans une grande partie du pays et les forces maléfiques à combattre sont des êtres vivants (ou presque). En modifiant ces codes, il ne nous livre pas un roman d’épouvante, comme le précédent, mais plutôt un roman d’aventure fantastique.

La meilleure solution pour apprécier cette histoire est donc de laisser au placard les sensations fortes ressenties pour « Shining » et se laisser guider par le roi des conteurs dans cette histoire qui vous semblera parfois familière. Malgré quelques longueurs (une certaine habitude chez Stephen King), je garderai un bon souvenir de ce livre, à classer dans les bons moments de l’auteur mais qui n’arrive pas vraiment à donner une seconde vie au cultissime « Shining ».

Albin Michel 584 pages

15/20

Lewis Carroll – Alice au pays des merveilles

Hallucinogène

Alice au pays des merveilles

Court résumé: Alice joue avec sa sœur dans le jardin. Un lapin mystérieux qui parle, passe devant elle. Elle décide de le suivre dans son terrier. C’est là qu’elle tombe dans un monde de merveilles, où elle va vivre des aventures hors du commun.

Mon avis: Mais quelle substance fume ce mec ? Voilà la question qui m’est tout de suite venue à la fermeture de ce livre. Soit l’auteur avait un accès illimité aux alcools et autres drogues, soit il était tout simplement fou. Parce qu’autant d’imagination débridée dans si peu de pages, ça dépasse l’entendement. L’auteur nous offre du début à la fin une explosion de loufoquerie qui nous emmène en voyage dans un monde extraordinaire. Les décors, les personnages, les scènes…tout est original et chaque page nous apporte son lot de surprises.

En retrouvant mon âme d’enfant, je me suis délecté de ce pays fantastique où cohabite une population déjantée. Je me suis senti comme dans un rêve. Extrêmement visuelle, l’écriture de Lewis Carroll porte la magie de ce conte jusqu’au tréfonds de l’imaginaire. Une bonne petite aventure pour se détendre et se libérer un instant du monde réel, si restrictif.

Folio (poche) 177 pages

16/20

Xavier Boissel – Rivières de la nuit

Vers la fin

Rivières de la nuit

Court résumé: Dans un futur proche, une fondation a décidé de construire un énorme bâtiment surprotégé pour pouvoir conserver la diversité végétale de la Terre. Située au Pôle Nord, cette arche est un moyen de prévenir les dégâts d’une prochaine grosse catastrophe planétaire et ainsi de faciliter la reconstruction de la vie.

Mon avis: L’aventure est contée par deux narrateurs. Le premier narrateur est un membre de la fondation qui explique à travers ses notes professionnelles, les origines, les objectifs et le devenir de la structure. Le second s’appelle Elja Osberg et il a été choisi quelques années plus tard pour intégrer l’arche et en être le gardien.

J’ai trouvé l’écriture de Xavier Boissel exigeante mais accessible. Elle m’a transporté dans cette courte expérience d’anticipation.  Les événements relatés dans cette science-fiction sont tellement proches de notre réalité que la solution imaginée m’est apparu comme une échappatoire envisageable. L’histoire est vraisemblable et c’est en cela que réside toute sa force.

Xavier Boissel nous propose un trop court roman (ou plutôt une nouvelle)  sur le désastre annoncé et sur la dissolution mentale de l’homme face à la solitude.

Inculte 110 pages

14/20

J’ai lu ce roman dans le cadre des explorateurs de la rentrée littéraire. Merci lecteurs.com