Court résumé: États-Unis d’Amérique, dans un futur pas si lointain. L’existence de tous est rythmée par des lois liberticides. Tout citoyen de culture étrangère est considéré comme dangereux pour la société. Les livres tenus pour séditieux sont retirés des bibliothèques. À commencer par ceux de la poétesse Margaret Miu, disparue mystérieusement trois ans plus tôt. Bien décidé à la retrouver, son fils, Bird, aidé par un réseau clandestin de bibliothécaires, va peu à peu prendre conscience du sort des opprimés et de la nécessité impérieuse de porter leur voix…
Mon avis:
Je remercie les éditions Sonatine et NetGalley pour cette lecture!
Celeste Ng nous propose une dystopie. Dans un futur qui semble proche, le besoin de sécurité oblige les Etats-Unis à mettre en place des règles liberticides. Ces résolutions entraînent des discriminations envers les personnes considérées comme « étrangères ».
Racontée à hauteur d’enfant, la première partie permet d’avoir une vision ingénue de la situation. La quête de vérité de Bird l’entraine vers la découverte d’une réalité dont il ignorait l’existence. On comprend à travers ses yeux innocents et à travers sa relation avec son père, ce que le monde est devenu. Ce voyage initiatique le mène à la recherche de sa mère. A ce moment de l’histoire, l’autrice nous ouvre les portes du camp des résistants afin de nous dévoiler le résultat de ce système sur les victimes innocentes.
Les deux moitiés du livre se répondent. Les deux points de vue permettent de confronter la sécurité et la répression. On a donc un tableau complet de ce monde de demain et on voit les risques que représentent les décisions prises sous le coup de la crainte.
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