Mitigé

Court résumé: Emily essaye de reprendre goût à la vie après le décès de Tom, son mari…

Mon avis:

Merci à lecteurs.com pour cette lecture!

Ce livre fait partie de la première sélection du Prix Orange du Livre 2019, dont je suis juré!

Ce roman se décompose en deux parties bien distinctes. Une partie est consacrée au deuil d’Emily et son évolution.  Dans une première phase, elle se souvient de sa rencontre avec Tom, de leur vie commune, avec une grande nostalgie. Après ce chagrin, on assiste à sa reconstruction. L’importance de l’entourage est mise en évidence dans ces périodes difficiles. La famille, les amis, les voisins sont autant de piliers sur lesquels l’héroïne peut s’appuyer afin de tourner la page. Sans pathos et avec une certaine délicatesse, Stéphanie Bodet décortique la restauration de ceux qui restent après le drame.

Mais cette première moitié de livre dissimule aussi une ode à l’escalade et à la montagne. L’autrice nous entraîne dans les hauts sommets grâce à une écriture poétique. On sent à travers ses lignes, tout l’amour qu’elle porte à cette activité et à la nature.

La seconde partie fait entrer en jeu le charmant Mark. Et là, le roman prend une tout autre direction. Il devient une romance plutôt banale. La relation entre les deux protagonistes n’a aucune nuance et déborde de bons sentiments. Elle est entrecoupée d’échanges épistolaires qui utilisent des références artistiques en abondance. Vous aurez donc compris que j’ai beaucoup moins adhérer à cette partie à la fois mièvre et élitiste.

« Habiter le monde » a été d’abord une lecture très agréable, puis plus laborieuse. Comme la deuxième moitié de l’histoire est à mes yeux moins réussie, je ressors avec un sentiment mitigé. Mais la plume de Stéphanie Bodet fait merveille lorsqu’il est question de conter des maux du cœur et de décrire les grands espaces. J’ai été touché par le lyrisme de son style. Je me retournerai donc volontiers vers son précédent livre qui traitait de sa passion pour l’escalade. J’espère pouvoir y retrouver tout ce que j’ai aimé dans ce premier roman !

L’arpenteur, 285 pages

21€

Une réponse "

  1. lebouquinivre dit :

    Pour le coup, ce livre ne me tente pas des masses. Merci à toi en tout cas 😉

    Aimé par 1 personne

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