Court résumé: 1915, Araxie, dix ans, et sa petite sœur Haïganouch, six ans, échappent par miracle au massacre des Arméniens par les Turcs. Déportées vers le grand désert de Deir-ez-Zor et condamnées à une mort inéluctable, les deux fillettes sont épargnées grâce à un médecin qui les achète comme esclaves, les privant de leur liberté mais leur laissant la vie sauve…

Mon avis:

Je remercie les éditions Albin Michel pour cette lecture!

Depuis 2013, Ian Manook occupe régulièrement les rayons polars et thrillers de nos librairies, dans lesquels il s’est fait un nom. Mais cette fois-ci, il revient avec un roman beaucoup plus intime. Il nous raconte l’histoire de son pays d’origine à travers les destins croisés de personnages de l’époque.

Il débute son récit en 1915, au moment du génocide des Arméniens. Alternant entre plusieurs protagonistes de camps différents, de classes sociales différentes et de responsabilités différentes, il nous dresse le tableau des évènements. On découvre le drame sous toutes ses facettes et on le vit de l’intérieur.

Dans ces conditions de vie désastreuses, les personnages principaux apparaissent comme des lumières dans la nuit. Leurs caractères bien trempés, leur humanité débordante et leur solidarité à toutes épreuves, les rendent particulièrement attachants. On se passionne pour leurs aventures. On vit avec eux les épreuves qu’ils subissent. On éclipse un peu les exécutions, les lapidations, les déportations, la famine afin de mettre nos espoirs dans les exploits de ces héros et héroïnes.

Grâce à une plume agréable à la narration fluide, l’auteur a su remanier le tragique en épique. De la sorte, il a pu parler de ce conflit et des répercussions de la tragédie, sans tomber dans le documentaire ou dans le pathos. Comme dans les romans de Ken Follett ou de Luca Di Fulvio, le lecteur assiste à des faits historiques tout en se divertissant. Ce mélange rend la lecture de la terreur beaucoup plus supportable.

Pour l’avoir croisé dans des salons, je sais que Ian Manook est un être accueillant et généreux. Ce récit dégage exactement la même énergie. On sent toute la bienveillance de l’auteur qu’il met au service d’une odyssée instructive, trépidante et émouvante. Pour que l’on sache et pour que l’Histoire cesse de se répéter…

Albin Michel, 542 pages

Paru le 07 Avril 2021 , 21.90€

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  1. Un sujet historique dont il faut parler. Il est dans ma liste Babelio et je compte bien le lire. Ce sera mon premier livre de cet auteur 🙂

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  2. Ce titre pourrait me réconcilier avec l’auteur, qui sait.

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  3. […] (#685) Ian Manook – L’oiseau bleu d’Erzeroum […]

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  4. Je l’ai déjà noté, tu confirmes…

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  5. J’ai été bouleversée par la lecture de ce roman.

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