Court résumé: Quand le corps d’une femme est retrouvé dans un champ de lave, Elma, ancienne inspectrice de la brigade criminelle de Reykjavík, se retrouve chargée de l’enquête. Cela fait sept mois que cette mère célibataire a disparu…

Mon avis:

Je remercie les éditions La Martinière et BePolar pour cette lecture!

Comme son nom imprononçable le laisse deviner, Eva Björg Aegisdottir est une nouvelle autrice venue d’Islande. Sous l’impulsion d’Arnaldur Indridason, puis de Ragnar Jonasson, les polars de cette république arrivent depuis quelques années sur notre territoire, avec une certaine réussite. Avec ce livre, j’avais hâte de voir s’il fallait ajouter une nouvelle référence dans le genre.

Le deuxième volume des aventures d’Elma (je n’ai pas lu le premier) déplace l’héroïne dans un endroit calme où elle pensait être tranquille. Mais lorsque l’on retrouve un cadavre isolé, les sombres affaires la rattrapent.

Le récit alterne entre l’enquête proprement dite et les souvenirs d’une narratrice anonyme qui nous raconte année après année l’évolution de la relation avec sa fille. On sent que ces passages sont importants mais l’autrice nous laisse dans le brouillard.

Malgré la présence d’un crime, le suspense est plutôt psychologique. Il est entretenu principalement par le comportement des protagonistes féminines. Au fil des interrogatoires, les femmes de ce drame se révèlent être emplies de secrets. « Les filles qui mentent » porte donc très bien son titre parce que l’ensemble du mystère repose sur l’ambiguïté de leurs témoignages.

Tout est alors réuni pour réaliser un sans-faute. Seulement, au centre du roman, les évènements se mettent tourner en rond. Les enquêteurs ne cessent de répéter les éléments en leur possession. Ils ressassent leurs analyses et leurs réflexions. Ce passage traîne un peu en longueur.

Heureusement, les deux parties de l’histoire se rejoignent sur la fin. Et là, le roman passe la seconde, l’engrenage se met en route, pour finir en apothéose. Le moment de latence est oublié et la résolution de l’énigme se dévoile avec ses révélations surprenantes et sa morale effrontée. Un dénouement vraiment réussi !

L’Islande a bien des ressources littéraires dans le thriller et Eva Björg Aegisdottir en est une nouvelle preuve ! A suivre !

La Martinière Noir, 416 pages

Traduit par Jean-Christophe Salaun

Paru le 15 avril 2022, 21.90€

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