Mon FESTIVAL SANS NOM 2022

Ma curiosité m’avait permis en 2019 de découvrir le Festival Sans Nom. Ce rassemblement littéraire, qui se déroule à Mulhouse, se concentre sur les polars, les thrillers et les romans noirs. Dès ma première fois, j’ai été ensorcelé par l’atmosphère qui règne entre les murs de cet évènement. Contrairement à beaucoup d’autres salons, le FSN propose un accès facile à des grands noms.

J’ai pu discuter avec nombre de mes idoles sans attendre des heures dans une file d’attente. Rencontrer, échanger et créer des liens avec eux, c’était si exceptionnel, que je me suis promis de revenir chaque année.

Au fil de mes visites, j’ai pu aussi me rendre compte de la convivialité des organisateurs. J’ai noué un contact avec eux et j’ai pu m’introduire petit à petit dans l’association. L’an dernier, j’ai eu la chance de faire partie du jury du Prix du festival et d’assister à la soirée d’inauguration. Plus je participais à la manifestation et plus je tombais sous le charme. Tout naturellement, j’ai donc décidé de proposer mon aide en tant que bénévole pour cette nouvelle édition.

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(#798) Charline Malaval – Sorcière de nuit

Court résumé: 1942, dans le sud de la Russie. Ania n’a qu’un seul rêve : voler. Aux heures les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale, elle s’engage au sein d’un escadron d’un tout nouveau genre, composé uniquement de femmes pilotes. De son entraînement sommaire à la terrible bataille de Stalingrad, Ania s’est donné des ailes, mais à quel prix ?

Mon avis:

Je remercie les éditions Préludes pour cette lecture!

Charline Malaval avait fait une entrée remarquée dans ma bibliothèque avec « Le chant du perroquet », son précédent livre. J’avais pris beaucoup de plaisir dans ce voyage passionnant dans l’espace et le temps et je trépignais d’impatience de pouvoir la lire à nouveau.

« Sorcière de la nuit » nous projette en 1942. En pleine seconde guerre mondiale, on apprend que des femmes russes ont fait partie d’une équipe d’aviatrices. Elles ont joué un rôle important dans le conflit en terrorisant le camp adverse. Malgré leurs exploits, les livres d’Histoire et les Russie elle-même ont très vite oublié ces combattantes. L’autrice se charge de leur rendre hommage.

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(#797) Leïla Bouherrafa – Tu mérites un pays

Court résumé:

«  Tu dois être la jeune femme la plus heureuse du monde.  » Ce sont les mots de Marie-Ange, dans son bureau d’aide aux réfugiés, lorsqu’elle tend à Layla sa convocation pour être naturalisée. Mais que signifie cette affirmation quand on a laissé là-bas tous les siens, qu’on vit dans un hôtel insalubre et que son job consiste à nettoyer les toilettes d’un café ?

Mon avis:

Je remercie les éditions Allary et lecteurs.com pour cette lecture!

« La dédicace », le premier roman de Leïla Bouherrafa avait été une des belles découvertes de la sélection du Prix Orange du Livre 2019 dont j’avais fait partie du jury. Ce texte décalé et drôle m’avait enthousiasmé et j’avais gardé un bon souvenir de ma lecture.

Dans son deuxième ouvrage, elle a conservé son style, mélange de tragédie et d’humour noir. Cela lui permet de dépeindre la vie tumultueuse des personnes en marge de la société, sans forcer la dramaturgie. Cette fois-ci, elle s’attache aux destins de réfugiés et à la manière dont ils sont traités par notre système. On suit Layla dans sa quête de naturalisation. Alors qu’elle se rapproche de son but, elle nous donne une idée de son quotidien. Entre son foyer où elle vie, le café où elle travaille et les rues où elle déambule, elle croise des personnages truculents qui nous entraînent dans des scènes loufoques.

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(#796) Jacques Saussey – L’aigle noir

Court résumé: La Réunion, 2020. Un sorcier vaudou tisse sa toile autour de l’obscure Eglise qu’il a fondée loin de son Togo natal. Un homme meurt dans une terrible attaque de requin. Une petite fille se replie sur sa détresse de jour en jour. L’île, malgré ses paysages entre lagons turquoise et montagnes luxuriantes, n’a rien du paradis auquel Paul Kessler s’attendait…

Mon avis:

Je remercie les éditions Fleuve pour cette lecture!

Je suis un grand consommateur de polars et de thrillers et je n’avais jamais lu de Jacques Saussey. Shame on me ! Heureusement, cette anomalie est maintenant rétablie.

A chaque chapitre, le récit alterne entre plusieurs personnages que l’on rencontre à différentes périodes. Un accident énigmatique avec des relents de drogue et de jeu, un meurtre de sang-froid sur fond de maltraitance enfantine, une tueur effrayant dénué de compassion, trois histoires se succèdent et n’ont à priori aucun lien entre elles.

Au fil des diverses enquêtes et révélations, le puzzle prend forme. Le scénario est assez déstabilisant parce que sous chaque piste se cache une nouvelle énigme. L’étau se ressert petit à petit et une certaine tension monte crescendo. Pris au piège de la narration, on ne s’ennuie donc jamais pendant cette aventure.

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(#795) Sonia Devillers – Les exportés

Court résumé: « Ma famille maternelle a quitté la Roumanie communiste en 1961. On pourrait la dire « immigrée » ou « réfugiée ». Mais ce serait ignorer la vérité sur son départ d’un pays dont nul n’était censé pouvoir s’échapper. »

Mon avis:

Je remercie les éditions Flammarion pour cette lecture!

Grâce aux retours des historiens, on a l’impression de déjà bien connaître la profondeur de la bassesse dont est capable l’être humain. Mais régulièrement, une nouvelle anecdote réussit à donner un nouveau coup de pelle pour creuser encore plus loin.

Etant au volant tout au long de la journée, j’ai eu souvent l’occasion d’écouter les émissions radiophoniques de Sonia Devillers et j’adore son travail. Elle est aussi professionnelle que conviviale et l’arrivée de son premier récit m’a tout de suite fait de l’œil.

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(#794) Jacques Expert – La carnet des rancunes

Court résumé: Régler ses comptes…Tout le monde en a rêvé, mais lui, il le fait.Depuis vingt ans, Sébastien Desmichelles note soigneusement dans un petit carnet rouge chaque offense, chaque affront, chaque blessure qu’on lui inflige. Il l’appelle son « Carnet des rancunes »…

Mon avis:

Dès la création de mon blog, j’ai pris le parti (contestable) de chroniquer tous les livres que je lis. Je crois que les gens qui me suivent apprécient mon honnêteté (c’est aussi contestable !). Malheureusement, cette politique m’entraîne parfois dans la position désagréable de devoir dire du mal de textes que je n’aurais pas été capable d’écrire moi-même.

Vous aurez compris avec cette introduction diplomate que je ne vais être tendre avec ce livre. Si vous craignez les critiques qui piquent, vous pouvez vous arrêter là !

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