(#642) David Coulon – Biotope

Court résumé: Il sort de prison. Maintenant qu’il est libre, la conditionnelle lui permet un emploi d’agent d’accueil dans un garage où on aide les accidentés de la route. Une nuit, derrière le vacarme sourd du garage, un hurlement…

Mon avis:

Je remercie les éditions Cosmopolis pour cette lecture!

Dès les premières pages, j’ai senti que j’entrais dans un livre hors normes. Le ton est donné rapidement et ça frappe fort. David Coulon utilise une écriture à l’os qui va à l’essentiel, sans fioriture. Celle-ci prend parfois une forme atypique. Comme dans la tête du narrateur, des phrases courtes mettent en avant les obsessions et les peurs du narrateur. Cette plume pleine de répétitions crée un effet envoutant qui alourdit l’atmosphère. Entraîné dans une spirale infernale aux côtés du héros, le lecteur est emporté vers le fond.

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(#641) J.M Erre – Le bonheur est au fond du couloir à gauche

Court résumé: Enfant morose, adolescent cafardeux et adulte neurasthénique, Michel H. aura toujours montré une fidélité remarquable à la mélancolie. Mais le jour où sa compagne le quitte, Michel décide de se révolter contre son destin chagrin…

Mon avis:

Je remercie NetGalley pour cette lecture!

Ma première expérience avec J.M Erre remonte à quelques années. Je m’étais particulièrement amusé avec « Prenez soin du chien » qui m’avait fait rire aux éclats. Depuis je n’avais pas eu l’occasion de renouer avec cet auteur.

Dès le titre « Le bonheur est au fond du couloir à gauche », on sait que l’histoire va être décalée. Le narrateur est un homme dérangé. Dans sa tête, rien n’est vraiment à sa place. Il développe des réflexions absurdes qui entrainent des réactions imprévisibles. Entre ses investigations sur Internet ou dans les livres et ses relations avec ses voisins, il est incontrôlable. Dès qu’il réfléchit, il part dans tous les sens, pour arriver à des conclusions que lui seul comprend. On assiste impuissant à son mécanisme de pensées alambiquées et aux conséquences de ses actes. Quand rien n’est maîtrisé, le drame n’est jamais loin.

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(#640) Alexis Laipsker – Le mangeur d’âmes

Court résumé: Quand des disparitions d’enfants et des meurtres sanglants se multiplient dans un petit village de montagne sans histoire, une vieille légende ressurgit. Le commandant Elisabeth Guardiano et le capitaine de gendarmerie De Rolan unissent leurs forces pour découvrir la vérité…

Mon avis:

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette lecture!

Depuis son entrée fracassante dans le monde de la littérature au début du siècle, le thriller français ne cesse d’agrandir sa famille. D’ailleurs, chaque année est pour moi l’occasion de découvrir un nouveau membre. Cette fois-ci, c’est le tour d’Alexis Laipsker, dont le premier roman n’était pas passé inaperçu.

Dans un lieu isolé et glacial, deux enquêteurs se retrouvent face à une succession de meurtres macabres et mystérieux. La nature des crimes et les croyances qu’ils déclenchent, engendrent une atmosphère plutôt malsaine. A chaque scène, on est confronté à de nouvelles révélations qui accentuent la dramaturgie de l’enquête. On est dans le noir et on y reste.

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(#639) John Grisham – Les oubliés

Court résumé: Dans une petite ville de Floride, Quincy Miller, un homme noir, a été condamné à perpétuité suite à l’assassinat présumé de son jeune avocat Keith Russo. Et pourtant aucun indice, aucun témoin, aucun mobile. Vingt-deux ans plus tard, de désespoir, il écrit une lettre aux Anges Gardiens, une fondation où travaille Cullen Post…

Mon avis:

Je remercie les éditions JC Lattès pour cette lecture!

On ne présente plus John Grisham. Ce spécialiste du polar judiciaire a fait sa réputation avec des livres, souvent adaptés sur grand écran. Lorsque vous aurez lu une de ses histoires, vous comprenez parfaitement que le cinéma s’intéresse à ses scénarios.

« Les oubliés » ne déroge pas à la règle. Cette histoire de dossiers classés possède tous les ingrédients pour nous passionner. Plusieurs affaires sont abordées tout au long de l’aventure. Le narrateur principal jongle entre les différentes missions sur lesquelles son agence travaille. L’acharnement de l’équipe va révéler des intérêts personnels, un système défaillant et de la corruption. Et comme leurs intentions sont honorables, on s’attache aux personnages, on reste à l’affût des bonnes nouvelles et on les soutient avec ardeur.

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(#638) Constance Joly – Over the rainbow

Court résumé: Constance nous parle de son père Jacques, jeune professeur d’italien passionné, qui a trouvé un jour la force d’être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l’une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d’hommes…

Mon avis:

Je remercie les éditions Flammarion pour cette lecture!

Pour leur premier roman, les écrivains décident souvent de parler d’eux. Le plus difficile ensuite étant de confirmer avec un deuxième opus dans lequel ils vont devoir innover et imaginer. Constance Joly a fait le chemin inverse. C’est après un premier roman réussi, qui laissait déjà apparaître son talent, qu’elle décide de nous parler de son intimité.

Elle nous raconte le destin de son père. Cet homme d’apparence « normale » a créé une famille comme tout le monde, respecter les règles « normales », avant de se laisser aller à ses véritables envies et d’obéir à sa vraie nature. L’autrice partage avec nous ces moments de jeunesse lorsque son paternel a pris cette décision courageuse. Mais en se libérant de son secret, en voulant être lui-même, il va aussi faire exploser la quiétude familiale.

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(#637) Dolores Redondo – La face nord du coeur

Court résumé: Amaia Salazar, suit une formation de profileuse au siège du FBI. L’agent Dupree l’intègre à son équipe, lancée sur les traces d’un tueur en série recherché pour plusieurs meurtres de familles entières. Alors que l’ouragan Katrina dévaste le sud des États-Unis, l’étau se resserre autour de celui qu’ils ont surnommé le Compositeur.

Mon avis:

Je remercie les éditions Gallimard et Babelio pour cette lecture!

Malgré ma recherche perpétuelle de nouveaux auteurs, il m’arrive encore de passer à côté de certains, pourtant très réputés. Dolores Redondo faisait partie de cette catégorie. J’ai souvent vu passer des chroniques élogieuses sur cette autrice espagnole. L’opportunité d’une rencontre vidéo avec elle m’a permis de sauter le pas.

Les évènements de « La face nord du cœur » se situent avant la trilogie du Baztan. Il peut donc se lire indépendamment. Le récit oscille entre le passé et le présent, entre l’enfance et le quotidien d’Amaia. Deux intrigues se superposent. On va croiser un tueur en série, de la sorcellerie, des rituels. Dans cette région mystique, les croyances et le surnaturel se confondent et nourrissent le mystère des enquêtes.

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