(#738) Alexis Laipsker – Les poupées

Court résumé: Une voyante en crise. Un flic bourru comme on n’en fait plus. Une jeune psy à qui on ne la fait pas. Une série de meurtres à la mise en scène macabre…

Mon avis:

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette lecture!

J’ai découvert Alexis Laipsker l’année dernière avec la sortie du « Mangeur d’âmes ». Ce roman réunissait toutes les qualités que j’aime dans un thriller. Gros coup de cœur pour moi ! Depuis je surveille cet auteur et c’est avec exaltation que j’ai ouvert ce nouvel opus, fraichement sorti.

Ce one-shot est fractionné en plusieurs parties qui se succèdent et qui à priori n’ont aucun lien entre elles. On suit tour à tour une enquête policière menée par un inspecteur et une psychologue, l’installation d’une voyante dans un village et des lettres plutôt brutales d’un inconnu. Tout au long de l’aventure, on essaye de trouver la passerelle qui unit ses histoires. Mais le savoir-faire de l’auteur nous laisse dans le brouillard complet.

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(#737) Hugues Pagan – Le carré des indigents

Court résumé: Schneider est un jeune officier de police judiciaire, il a travaillé à Paris et vient d’être muté dans une ville moyenne de l’est de la France, une ville qu’il connaît bien. Dès sa prise de fonctions, un père éploré vient signaler la disparition de sa fille Betty, une adolescente sérieuse…

Mon avis:

Je remercie les éditions Rivages pour cette lecture!

Hugues Pagan est un écrivain assez discret qui n’est pas très prolifique. Je l’avais repéré lors d’une émission dans laquelle il parlait de son dernier roman, après 20 ans d’absence. C’était en 2017. Par curiosité, j’avais tenté ce « Profil perdu » et je n’avais pas regretté mon choix.

Avec cet auteur, l’ambiance est au cœur du roman. Il a été inspecteur de police pendant de longues années. Il sait de quoi il parle. Pour raconter ce métier, il ne cherche pas à faire de la surenchère. Pas de descriptions sanguinolentes, pas de poursuites effrénées, pas de tueur en série démoniaque, pas de rebondissements à répétition, seulement une réalité. Le lecteur est au plus près du quotidien d’un service de police.

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(#736) Frédéric Beigbeder – Un barrage contre l’Atlantique

Court résumé: Au hasard d’une galerie de Saint-Jean-de-Luz, Frédéric Beigbeder aperçoit un tableau représentant une cabane, dans une vitrine. Cette toile le fait rêver, il l’achète et soudain, il se souvient…

Mon avis:

Je remercie NetGalley pour cette lecture!

Frédéric Beigbeder fait partie de ces personnalités publiques qui divisent. En effet, sa manière d’être et ses prises de position radicales ont pu donner des boutons à certains. A une époque, sa surmédiatisation a même fait oublier qu’avant ça, il était d’abord un écrivain, et pas des moindres. D’ailleurs, ce nouveau récit est annoncé comme la suite d’« Un roman français » qui lui avait valu le Prix Renaudot en 2009.

Aujourd’hui, l’auteur vit retirer du monde des stars. Il a fui la tempête parisienne pour s’isoler dans la quiétude du Sud-ouest. Il a pris un peu de recul et regarde cette époque avec sagesse. Au détour des pages, il revient sur son enfance, ses parents, ses années d’excès, sa relation avec Laura Smet. On prend du plaisir à croiser des personnages connus qu’il nous présente dans des situations incongrues. Arrivé à l’âge mûr, il se livre et nous donne aussi sa vision de la société présente et à venir.

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(#735) Pétronille Rostagnat – J’aurais aimé te tuer

Court résumé: Une jeune femme, Laura Turrel, se présente un matin au commissariat de Versailles pour s’accuser du meurtre de Bruno Delaunay, un homme qui aurait tenté de la violer. Le commandant Damien Deguire et son second Jonathan Pigeon, recueillent ses aveux. Légitime défense ? Crime prémédité ?

Mon avis:

Je remercie les éditions Marabout pour cette lecture!

Pétronille Rostagnat est une autrice que j’ai découvert il y a trois ans et depuis je ne manque aucun de ses livres. Je ne rate également jamais l’occasion de la croiser lors de salons parce qu’en plus d’être talentueuse, elle est particulièrement sympathique avec ses lecteurs.

Cette fois-ci, elle sort de ses séries habituelles pour nous offrir un one-shot. Dès les premiers chapitres, l’intrigue est posée. Une femme vient se présenter devant la justice pour un crime qu’elle a commis. Seulement, les enquêteurs ont un doute sur la réalité de cette confession. Toute l’histoire repose sur ce mystère.

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(#734) Hugo Lindenberg – Un jour ce sera vide

Court résumé: C’est un été en Normandie. Le narrateur est un enfant qui un jour rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d’autant plus forte qu’elle se fonde sur un déséquilibre : Baptiste a des parents parfaits. Sa famille est l’image d’un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui…

Mon avis:

Je remercie les éditions Le livre de Poche et Babelio pour cette lecture!

Ce premier roman était sorti de son anonymat suite au Prix Inter du Livre qu’il avait remporté en 2021. Je l’avais manqué à sa sortie mais au vu des critiques élogieuses, je l’avais noté sur mes tablettes.

Dès les premières lignes, « Un jour ce sera vide » s’avère captivant parce qu’il se met à hauteur d’enfant. Tout lecteur a été un gamin donc tout lecteur est passé par ces émotions. Chacun peut facilement s’identifier à travers ces sensations universelles, inhérentes à cette période de la vie.

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(#733) Harold Cobert – Périandre

Court résumé: Une femme tombe enceinte d’un fils. Naît entre eux une relation fusionnelle, nécessairement malsaine. Au fil du temps, le garçon devient ainsi le chef-d’œuvre de sa mère.
Jusqu’au jour où il rencontre sa future épouse…

Mon avis:

Je remercie les éditions Robert Laffont pour cette lecture!

Harold Cobert m’avait emballé avec son précédent roman « Belle amie ». Il avait été finaliste du Prix Orange du Livre 2019 dont j’étais un des jurés. J’avais eu un coup de cœur pour cette suite très réussie du roman culte de Maupassant.

Une chose est sûre, l’auteur ne s’est pas endormi sur ses lauriers et change complètement de registre. Il prend même un certain risque avec cette revisite d’un mythe de l’antiquité. Cette tragédie grecque mettait en scène l’amour démesuré d’une mère envers sa progéniture. Une femme, par besoin de possession, organisait un stratagème machiavélique et pervers afin de garder son enfant auprès d’elle. L’auteur se base sur cette histoire et la transpose dans le monde moderne. Les personnages d’aujourd’hui ne sont pas nommés, les lieux ne sont pas précisés. La relation toxique mère/fils se développe avec les contraintes et les usages contemporains.

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