(#660) Pétronille Rostagnat – Je pensais t’épargner

Court résumé: Une fillette est trouvée morte dans le coffre d’une automobile. Le père, accusé de maltraitance par son épouse, est soupçonné du crime. Très vite, la commandante Laroche, qui dirige l’enquête, réalise que l’affaire est loin d’être simple. Surtout lorsque l’avocate Pauline Carrel se saisit du dossier.

Mon avis:

Je remercie les éditions Marabout pour cette lecture!

J’ai lu mon premier Pétronille Rostagnat en 2020 pendant le confinement. Ensuite, j’ai eu la chance de la croiser masquée dans le seul salon qui a réussi à se maintenir cette même année (Le Festival Sans Nom à Mulhouse). Mes débuts avec cette autrice ont donc été sanitairement compliqués. Mais comme elle est sympa et rayonnante, et comme j’ai beaucoup aimé « Un jour tu paieras », je suis reparti avec plaisir pour ses nouvelles aventures.

Dans ce roman, elle a décidé de réunir ses deux héroïnes créées dans les précédents livres. Alexane la policière et Pauline l’avocate ont toutes les deux une vision différente de la justice mais sont prêtes à tout pour la faire respecter. Leur rencontre fait des étincelles et ajoute un peu de piment à l’histoire. J’imagine que leur collaboration électrique va donner des idées à l’autrice pour la suite à venir.

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(#659) Emily St. John Mandel – L’hotel de verre

Court résumé: « Et si vous avaliez du verre brisé ». Pourquoi a-t-on écrit cet étrange graffiti sur la vitre du luxueux hôtel Caiette? Et pourquoi précisément le soir où on attend le richissime propriétaire américain…

Mon avis:

Je remercie les éditions Rivages pour cette lecture!

Emily St John Mandel avait été pour moi une révélation de l’année 2016 avec « Station Eleven ». J’avais été ébloui par ce roman atypique et envoutant. Vous comprendrez aisément que j’ai accueilli la sortie de ce nouveau opus avec une certaine euphorie.

Comme elle l’avait si bien fait dans son précédent livre avec la fin du monde, Emily St John Mandel est capable de rendre poétique une histoire de faillite financière. S’appuyant sur ce thème pas du tout sexy, elle nous dépeint le portrait de personnages hors du commun. Ils ont tous des vies différentes, des passés différents, ils auraient pu ne jamais se rencontrer mais ce sont eux qui créent la toile romanesque de ce livre.

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(#658) Caryl Ferey – Lëd

Court résumé: Suite à un ouragan arctique, le cadavre d’un éleveur de rennes émerge des décombres d’un toit d’immeuble. Boris, flic flegmatique est chargé de l’affaire…

Mon avis:

Je remercie les éditions Les Arènes pour cette lecture!

Si vous faites partie des fidèles de mon blog, je n’ai pas besoin de vous le préciser. Je considère Caryl Ferey comme l’un des plus grands auteurs français de romans noirs. Il voyage dans le monde entier et rapporte de ses escapades des livres forts à l’ambiance immersive. A chaque fois, il accroit la portée de ses histoires en interrogeant la situation et le passé du pays concerné.

Jusque-là, il nous avait habitué aux pays chauds tels que l’Afrique du Sud, la Colombie, la Nouvelle Zélande ou le Chili. Cette fois-ci, il a décidé de changer radicalement de décor. Finis le soleil, la chaleur, la sueur, voilà le froid, la neige, les gerçures. Bienvenue en Sibérie !

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(#657) Collectif – Nuits blanches en Oklahoma

Court résumé: Une maison perdue en Oklahoma, un évènement arrivant tous les matins à 3h11 la nuit d’Halloween, cinq auteurs pour écrire leur version de l’histoire.

Mon avis:

Je remercie les éditions Okama pour cette lecture!

Cinq autrices et auteurs avaient pour mission d’écrire une histoire sous contrainte : Leur création devait se dérouler en Oklahoma, le jour d’Halloween, à 3h11 du matin.

Lolvé Tillmanns nous raconte une femme qui pour sortir de son quotidien, accepte de rejoindre une résidence d’écrivains, propriété de la mystérieuse famille O. Cette demeure en rénovation a la réputation d’être hantée par un esprit indien.  

Suite à un accident de voiture, la famille imaginée par Nicolas Feuz se retrouve au milieu de nulle part. Ils se rendent à la seule habitation visible où ils sont accueillis par des personnages énigmatiques.

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(#656) Valentin Musso – Qu’à jamais j’oublie

Court résumé: Alors qu’elle passe quelques jours dans un hôtel de luxe, Nina Kircher poignarde avec violence un homme qu’elle venait de croiser. Son fils, Théo, va tenter de comprendre cet acte insensé…

Mon avis:

Je remercie les éditions Seuil et le site BePolar pour cette lecture!

Ma première entrée dans l’œuvre de Valentin Musso a eu lieu il y a quelques années avec « La femme à droite sur la photo » que j’ai le souvenir d’avoir beaucoup aimé.

Une nouvelle fois, il se lance dans une énigme de famille. Un fils veut comprendre l’acte criminel de sa mère. Pour ce faire, il va devoir déterrer les secrets de son passé. Les chapitres alternent entre la jeunesse de la mère où l’on découvre son histoire et le présent du fils qui enquête sur l’affaire. Le déroulement des évènements est parfaitement maîtrisé. L’histoire se déroule, telle une pelote de laine, au fil des découvertes. Cette aventure qui semblait simple au premier abord, dévoile toute sa complexité sur la longueur.

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(#655) Philippe Besson – Le dernier enfant

Court résumé: Théo est le dernier enfant d’Anne-Marie et Patrick son mari. Il va partir du foyer familial. Ses parents vont donc l’aider à déménager. La maman vit ce moment avec émotion…

Mon avis:

Je remercie les éditions Julliard pour cette lecture!

Je n’ai jamais lu de romans fictionnels de Philippe Besson. Je ne le connais que pour sa trilogie intime, initiée par « Arrête avec tes mensonges », qui m’avait beaucoup ému. « Le dernier enfant » est un mélange des deux genres. L’histoire est imaginée mais se base sur une certaine réalité.

Il met en exergue la séparation inévitable entre une maman et son enfant. Que l’on soit d’un côté ou de l’autre, on a tous (ou on va tous) vivre ce moment où le cordon ombilical est coupé. Le ressenti de cette femme développe le paradoxe de l’instinct maternel, qui est partagé entre l’envie que son enfant s’épanouisse et trouve sa place, et le désir qui reste encore à ses côtés.

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