Court résumé: En souvenir de son père, Esther, une libraire, décide d’ouvrir un atelier d’écriture épistolaire dans lequel des inconnus vont pouvoir échanger sur leurs vies…
Mon avis:
J’ai lu ce livre dans le cadre du Cercle Livresque du site lecteurs.com
Dans le monde actuel, malgré l’avènement des réseaux sociaux, tout un chacun a tendance à garder pour soi ses problèmes personnels. Derrière la façade de la transparence totale, les gens n’osent pas partager leurs véritables drames et cette intériorisation gangrène leur cerveau et leur quotidien.
Cécile Pivot brise les barrières de ses personnages par le biais de leurs correspondances. Elle remet au goût du jour la pratique de l’écriture manuelle. On découvre alors que grâce à ce moyen de communication, les esprits se libèrent. Devant leur feuille de papier, les participants lâchent prise, comme si la plume les désinhibait. S’adressant à des inconnus, ils se confient encore plus facilement et mettent sur la table leurs authentiques douleurs. Ils vivent leurs échanges tel un exutoire. Dès que les choses sont écrites, elles semblent perdre de leur pouvoir de nuisance.
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