Priam l’associable

Court résumé: Priam Monet, commandant de la police des polices, arrive dans les Alpes pour inspecter un petit poste frontière. A peine arrivé sur place, il se retrouve embarqué dans une enquête sur le meurtre d’un migrant…

Mon avis:

Merci aux éditions Denoël pour cette lecture!

A l’instar d’Hugues Pagan ou plus récemment d’Hervé Jourdain ou d’Olivier Norek, Laurent Guillaume fait partie de la famille des policiers auteurs, qui exercent ou ont exercé dans les forces publiques. En général, leurs intrigues sont plutôt basées sur le réalisme que sur la surenchère de péripéties.

Ce roman ne déroge pas à la règle. L’expérience de l’auteur lui permet de concentrer le récit sur les enquêteurs. Le lecteur est entraîné dans leur quotidien. Il est aux premières loges des relations et des échanges entre les différents membres de l’équipe, comme s’il y était. On est intégré aux évènements et l’immersion est totale.

Et là, bien installé dans ce milieu, on découvre Priam Monet. C’est un commandant de l’IGPN qui se retrouve embarqué par inadvertance dans une affaire de meurtre qui va l’obliger à revêtir son ancien costume de flic. Cet individu a la particularité flagrante d’être tout simplement…ignoble ! En effet, avec son physique imposant, il n’est pas avare de réflexions misanthropes et ne semble aimer personne. Le livre est parsemé de réparties verbales cassantes, sans filtre, parfois assez savoureuses.  Au premier abord, il ne suscite donc que de l’antipathie et du rejet. Mais au fil de l’aventure, on apprend à le connaître et l’auteur réalise un coup de maître, en nous le rendant presque attachant.

Laurent Guillaume dépeint avec justesse l’ambiance de la montagne et de son microcosme social. En ajoutant sa parfaite connaissance du monde policier, tout est réuni pour coller au plus près à la réalité. L’écriture et l’intrigue maîtrisées font de ce « Là où vivent les loups » un très bon polar rural, que vous ne lâcherez pas. Pour ma part, j’ai eu un coup de cœur pour ce livre et son auteur. J’espère que cette enquête ne restera pas un one-shot et que je recroiserai le chemin de Priam Monet, l’associable, que j’ai adoré détester.

Denoël, 304 pages

19.90€

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  1. Elle - Twin Books dit :

    Même ressenti que toi sur ce polar. J’espère aussi recroiser cet ignoble mais attachant Priam 😉

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  2. lebouquinivre dit :

    Ah j’adore ta chronique! J’ai bien envie de m’y pencher, surtout car j’adore les affreux au cœur tendre 😉

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  3. alexmotamots dit :

    Un auteur que j’apprécie, titre noté.

    Aimé par 1 personne

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