Court résumé: Le narrateur s’est enfin échappé du cauchemar familial d’Orléans, il aspire aux plus grandes écoles pour « monter à Paris » mais ses résultats médiocres aux examens de mathématiques le font atterrir à l’École supérieure de commerce de Reims…

Mon avis:

Je remercie les éditions Grasset pour cette lecture!

Je ne vais pas revenir sur ce que je pense du personnage public Yann Moix. Je l’ai déjà exprimé dans ma chronique d’« Orléans » et je préfère m’attarder sur ses œuvres proprement dites.

L’auteur a décidé de se raconter en découpant sa vie en plusieurs volumes. Après l’enfance marquée par la maltraitance et l’amour de la littérature, place à l’adolescence. Le narrateur est devenu étudiant et il subit ses premiers échecs. Il échoue à réaliser les grandes études de ses rêves et se retrouve perdu dans une école de seconde zone (selon lui). Comme il s’imagine un destin extraordinaire, ses déceptions sont encore plus grandes. Alors il se lamente et se laisse entrainer dans une vie de médiocrité et de provocation. Les déboires avec les filles et avec les autres élèves s’accumulent. Le jeune homme abandonne l’idée d’être aimé au profit de celle d’être détester.

Pour nous narrer cette période de sa vie, l’auteur fait un choix surprenant d’angles de vue. En effet, il décide de passer par le prisme de ses compagnons de galère, afin de dresser le tableau. Il s’intéresse à chacun d’entre eux et devient ainsi un personnage secondaire de sa propre histoire. Malheureusement cette construction originale ôte toute émotion à son texte. Les protagonistes sont si nombreux que l’on n’arrive pas à s’y attacher. Là où le précédent volume sonnait vrai et personnel, « Reims » apparaît plus superficiel et beaucoup moins intime.

Avec l’autofiction, on ne peut pas vraiment démêler le vrai du faux, mais il semble que la jeunesse de Yann Moix n’est pas été de tout repos. Rassurez-vous, en s’acharnant sur lui-même, l’auteur conserve malgré tout son égocentrisme et sa prétention qui le caractérisent ! Sa plume est toujours aussi virtuose, certaines scènes sont marquantes mais cette fois-ci, le roman semble manquer de sincérité et n’a pas la puissance du premier tome. A suivre…

Grasset, 285 pages

Paru le 19 Mai 2021, 19.50€

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  1. Je pense que je vais passer mon tour sur ce titre…

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  2. alexmotamots dit :

    Il va faire toutes les villes de France ?!

    Aimé par 1 personne

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