(#538) Barbara Abel – Et les vivants autour

Court résumé: Jeanne, jeune femme de vingt-neuf ans est dans le coma depuis quatre ans. Sa famille s’organise jusqu’au jour où le médecin les convoque pour leur annoncer une nouvelle bouleversante…

Mon avis:

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture!

Il y a quelques années, j’avais été enthousiasmé par le diabolique et malsain « Derrière la haine ». Mais avec ma fâcheuse habitude à lire tous azimuts, je n’avais pas pris le temps de réitérer l’expérience avec Barbara Abel. Erreur rectifiée !

Encore une fois, le récit débute avec les membres d’une famille assez tranquille. Ils sont unis autour d’une cause commune et malgré l’atmosphère de deuil, l’harmonie semble régner. Jusqu’au jour où un évènement aussi dramatique qu’improbable intervient et là tout est remis en cause. Le socle familial qui paraissait un tant soit peu équilibré devient alors totalement instable. Lire la suite

(#537) Pétronille Rostagnat – Un jour tu paieras

Court résumé: Une adolescente est retrouvée inconsciente dans les bois. Pendant que l’enquête est en route, Pauline Carel, avocate, va devoir défendre un jeune homme, soupçonné d’avoir assassiné deux personnes…

Mon avis:

Je remercie les éditions Marabout pour cette lecture!

Lisant beaucoup de polars et de thrillers, je n’avais pourtant jamais entendu parler de Pétronille Rostagnat. C’est grâce à la sortie de son dernier né et à sa présence sur les réseaux que j’ai pu faire sa connaissance.

« Un jour tu paieras » est une histoire à tiroirs. L’auteure explore plusieurs facettes d’une enquête policière. Tout d’abord, il y a les investigations proprement dites. Deux affaires sont traitées en parallèle. On suit les interrogatoires, les relevés d’indices et le cheminement des recherches. Les soupçons du lecteur se précisent au fil des révélations afin de comprendre le déroulé des évènements et de trouver les responsables du double homicide et de la disparition. Lire la suite

(#536) Claudine Desmarteau – Comme des frères

Court résumé: Ils étaient comme des frères, des gamins qui s’occupaient comme ils pouvaient. Jusqu’à ce jour maudit…

Mon avis:

Je remercie les éditions L’Iconoclaste pour cette lecture!

Claudine Desmarteau était jusque-là une auteure de livres pour la jeunesse. Et dans ce premier roman, on constate tout de suite sa propension à comprendre et à exprimer ce que ressentent les enfants. Elle sait parfaitement entrer en empathie avec ses jeunes protagonistes afin de se mettre à leur place.

Alors qu’il entre aujourd’hui dans sa vie d’adulte, le narrateur nous raconte son enfance, celle qui a forgé l’homme qu’il est devenu. Pour ce faire, il revit les moments clés de cette partie de son existence. Très vite, on apprend qu’il va y avoir une tragédie. Alors, il se souvient des petits évènements qui ont conduit à cet incident. Lire la suite

(#535) Benoît Philippon – Joueuse

Court résumé: Quand Maxine rencontre Zack, un déclic se produit. Tous les deux sont deux grands joueurs de poker, qui écument les petites salles pour détrousser les locaux. Leur association va faire des étincelles…

Mon avis:

Je remercie les éditions Les Arènes pour cette lecture!

Je n’avais pas tari d’éloges sur « Mamie Luger » le roman qui m’a fait découvrir Benoît Philippon. J’avais passé un moment mémorable de lecture auprès de cette centenaire déjantée. J’étais donc impatient de savoir ce qu’il nous réserverait pour son prochain opus, et si la magie opérerait à nouveau.

Je ne vais pas faire durer le suspense bien longtemps. J’ai une nouvelle fois adoré ! Entrer dans un roman de cet auteur, c’est l’assurance de lâcher prise et de s’éclater. Tout est réuni pour divertir le lecteur. Dès les premières lignes, on est embarqué dans une histoire rocambolesque, menée tambour battant. Les protagonistes de cette aventure sont hauts en couleur et sont tous torturés et déjantés à leur manière. On passe de table de poker en table de poker avec l’assurance de moments croustillants. Les scènes d’action truculentes succèdent à des scènes de dialogues cinglantes. Que ce soit durant les fusillades, les bastons ou les joutes verbales qui fusent de toutes parts, l’humour est omniprésent. Chaque page recèle son lot d’instants caustiques et on se bidonne en permanence. Lire la suite

(#534) Alice Clark-Platts – Les sœurs du mal

Court résumé: 1997, une fillette est sauvagement assassinée. Les responsables… deux fillettes, Lila et Rose, de respectivement 6 et 10 ans. Seule Lila est condamnée, Rose étant trop jeune. Vingt ans plus tard, Rose se retrouve sur les lieux d’une disparition d’enfant. Elle est donc naturellement la première suspecte…

Mon avis:

Je remercie les éditions Hauteville pour cette lecture!

Deux terribles affaires, mettant en scène des enfants, s’entrechoquent et font ressortir les mauvais souvenirs du passé. A travers ces drames, séparés de 20 ans, le texte pose plusieurs questions auxquelles il est difficile de répondre : Un enfant est-il conscient du mal qu’il fait ? A partir de quel âge est-on responsable de nos actes ? Qui souffre le plus de ces tragédies ? Grâce à l’alternance de points de vue, le lecteur passe d’un camp à un autre et peut ainsi modeler sa pensée. Chaque personnage vit le drame à sa manière et on le vit à ses côtés. On a ainsi une vue globale de la situation et on peut se faire une idée plus précise des conséquences. Lire la suite

(#533) Virginia Woolf – Un lieu à soi

Court résumé: Fondé sur deux conférences prononcées par Virginia Woolf dans des colleges pour femmes, ce texte traite de la place de la femme dans la littérature…

Mon avis:

Je remercie les éditions Folio pour cette lecture!

A l’heure où une révolution féminine se met en marche, il me semblait intéressant de revenir à un texte classique, précurseur de cette cause.

Dans cet essai, Virginia Woolf s’intéresse « aux femmes et à la fiction » et tente d’expliquer l’absence de celles-ci dans la littérature et dans la poésie, depuis des siècles. L’ancienne traduction de ce texte de Virginia Woolf s’intitulait « Une chambre à soi ». A travers ce court texte, il est bien sûr question de l’impossibilité pour les femmes d’avoir accès à une pièce dédiée à l’écriture. Mais outre cet obstacle matériel, l’époque et les coutumes ont aussi beaucoup fait à cette anomalie historique. C’est pourquoi, après la lecture de ces pages, je trouve que cette nouvelle adaptation, « Un lieu à soi », s’éloigne du titre original mais représente bien mieux le contenu. Lire la suite