Court résumé: Début 2000, la narratrice s’inscrit aux Beaux-Arts. Elle va découvrir qu’il faut du courage pour devenir peintre à notre époque…

Mon avis:

Je remercie les éditions Gallimard pour cette lecture!

J’avais pris beaucoup de plaisir à échanger avec Carole Fives lors de ma participation au Prix Orange du Livre. Faisant partie du jury avec elle, j’en avais profité pour commencer à découvrir son œuvre avec « Tenir jusqu’à l’aube », livre qui m’avait secoué par son authenticité.

Une nouvelle fois, elle reste au plus proche de la réalité grâce à cette histoire à plusieurs dimensions qui s’emboitent telles des poupées russes. Elle aborde tout d’abord la piètre opinion que se fait la population du milieu artistique. Les gens et les proches ne sont pas avares de réticences face à ce choix de vie considéré comme anticonformiste. Ensuite, à l’intérieur de ce monde, on voit le rôle de la peinture décliner. Rejetée par les autres filières, cette pratique semble appartenir au passé et ne plus être à la mode. Et finalement, l’auteure met aussi en exergue la position de la femme dans l’art en général. Étant artiste, peintre et femme, l’héroïne vit donc son quotidien comme un véritable combat.

Carole Fives s’attaque à ces thèmes immuables en les intégrant à son aventure. Mais l’essentiel de son livre n’est pas là. « Térébenthine » est avant tout l’histoire d’un groupe d’amis, réunis autour d’une même passion. Le lecteur suit ces apprentis peintres et entrevoit grâce à eux, la vie et les pratiques de ce milieu.

Dans cette autobiographie (romancée ?), Carole Fives utilise la deuxième personne du singulier pour garder ses distances avec les faits. Elle se place en observatrice de son propre destin. La lecture est vive, agréable et je suis ravi d’avoir eu accès à un univers qui m’était inconnu. Elle raconte son expérience de jeunesse, partagée entre nostalgie et amertume. Elle nous fait passer par toutes les émotions dans ce court récit, qui est à l’origine de son envie d’écrire.

Pour ne rien gâcher, elle reste la farouche féministe que j’ai rencontrée et ça me plait ! La fille est géniale, l’écrivaine aussi !

Gallimard, 173 pages

16.50€

"

  1. […] Source : (#575) Carole Fives – Térébenthine | LES LIVRES DE K79 […]

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  2. J’avais adoré Tenir jusqu’à l’aube donc forcément tentée par cette nouvelle parution!

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  3. alexmotamots dit :

    Qu’est-ce que j’avais aimé Tenir jusqu’à l’aube. Allez hop, je note celui-ci.

    Aimé par 1 personne

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